Gabon: Pascaline Bongo, soeur de l'ex-président gabonais, visée par une nouvelle procédure en France

Pascaline Bongo, sœur du président gabonais déchu Ali Bongo, à son arrivée au tribunal, le 29 janvier 2024 à Paris.

La soeur d'Ali Bongo et fille aînée de feu Omar Bongo a été mise en examen en janvier pour « blanchiment de corruption d'agent public étranger ».

La mise en examen de Pascaline Bongo date de janvier 2025, mais on ne l'apprend que maintenant. D'après les enquêteurs, les faits remontent aux années 2000, à l'époque où la fille aînée du président défunt Omar Bongo était sa directrice de cabinet. Les investigations portent sur des transferts de fonds via sur une société basée à Hong-Kong en Asie, sur la base de documents trouvés en 2015 lors d'une perquisition.

L'enquête concerne également l'avocat français Jean-François Meyer. L'ancien conseil du défunt chef de l'État gabonais est lui aussi mis en examen dans ce dossier dont on sait peu de choses, sinon qu'il est décorrélé de l'affaire dite des « biens mal acquis ». L'avocate de Pascaline Bongo, Me Corinne Dreyfus-Schmidt, parle quant à elle d'un dossier « lacunaire » et déplore un « acharnement juridique ». « À partir du moment où on voit le nom de Bongo, on voit rouge », estime-t-elle.

Elle a saisi la chambre de l'instruction pour contester la mise en examen de sa cliente âgée de 68 ans. Pour elle, il n'y a pas d'indice majeur ou concordant pour justifier la mesure. Elle espère obtenir gain de cause, comme en 2024, quand Pascaline Bongo a été relaxée par le tribunal correctionnel de Paris au terme d'un procès pour corruption passive d'agent public étranger. Une relaxe dont le parquet national financier français a fait appel.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.