La Conférence des Nations Unies sur l'Océan 2025 s'est achevée à Nice, en France, où elle s'est tenue du 9 au 13 juin sous la coprésidence de la France et du Costa Rica. Cette troisième édition (UNOC3) a réuni chefs d'État, scientifiques, ONG, représentants du secteur privé et de la société civile autour d'un objectif commun qui est celui de faire de cette décennie un tournant pour la gestion durable des océans.
Les discussions ont mis en lumière l'urgence d'agir face à la dégradation continue des milieux marins et cela a réveillé une conscience collective sur la richesse aquatique, encore trop souvent négligée, notamment sur le continent africain.
À l'issue de la conférence, de nombreux dirigeants ont exprimé une volonté accrue de faire de l'océan une priorité dans les politiques publiques.
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Pour les présidents hôtes, les mots étaient forts et symboliques. Emmanuel Macron, Président de la République française, a rappelé que « protéger l'océan, c'est protéger un gigantesque puits de carbone et des réserves inestimables de biodiversité ». Son homologue costaricien, Rodrigo Chaves Robles a quant à lui exhorté la communauté internationale à un engagement total « Que notre engagement soit aussi vaste que l'océan qui nous nourrit ! ».
Il faut souligner l'importance des voix africaines présentes lors de cette conférence, à l'image de Laurence Ndong, Ministre de la Mer, de la Pêche et de l'Économie Bleue du Gabon. Elle rappelle que « au Gabon, la pêche artisanale représente à elle seule près de 70 % des captures débarquées et génère plus de 30 000 emplois directs. Elle constitue un vecteur clé de sécurité alimentaire, de stabilité locale et d'identité culturelle. Pourtant, cette activité reste trop souvent marginalisée dans les politiques publiques nationales et internationales ». Elle poursuit en précisant que « Nos efforts doivent converger vers la valorisation de la pêche artisanale, afin d'en faire un pilier d'une économie bleue durable, inclusive et résiliente. »
Ces leaders africains ont activement participé à divers panels, sessions plénières et événements parallèles, tels que le Forum de l'Économie Bleue et le Sommet sur la Résilience Côtière.
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C'est notamment le cas de S.E. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la Mauritanie, qui a échangé des idées et promu des actions concrètes en faveur de la conservation des océans et du développement durable.
Le Président du Burundi, S.E. Ndayishimiye Évariste, Général Major, a quant à lui développé une argumentation subtile en sa qualité de représentant de l'Union africaine.
Il a rappelé qu'avec ses 47 000 km de côtes répartis entre 39 États côtiers, 6 nations insulaires et 16 pays enclavés dépendants des corridors maritimes, le continent africain affirme pleinement sa vocation maritime.
« L'économie bleue que nous promouvons doit être durable, inclusive et surtout résiliente face aux déséquilibres globaux », a-t-il déclaré, soulignant combien les littoraux constituent un enjeu vital pour toute l'Afrique, y compris pour les pays sans accès direct à la mer, comme le Burundi.
À l'heure où les enjeux maritimes prennent une importance stratégique mondiale , la participation de l'Afrique au Forum sur l'océan 2025 représente une opportunité majeure. Le continent, bordé de plus de 30 000 km de côtes et disposant de vastes zones économiques exclusives, y trouve un espace pour défendre ses intérêts face à la surexploitation de ses ressources marines.
Ce rendez-vous international est aussi un levier d'accès à des financements pour l'économie bleue notamment dans les domaines de la pêche durable, des énergies marines et du transport maritime écologique.
Il a également offert une plateforme d'échange sur les bonnes pratiques en matière de protection de l'environnement marin, un enjeu crucial pour les pays africains confrontés à la pollution plastique, à l'érosion côtière et au changement climatique.