Sénégal: Ces facteurs bloquant l'autosuffisance en riz

13 Juin 2025

Le Sénégal devra régler certaines contraintes pour espérer enfin atteindre l'autosuffisance en riz. C'est du moins l'avis de Ousseynou Ndiaye, président du comité interprofessionnel de la filière riz local (Ciriz) du Sénégal.

SAINT-LOUIS - Le président de la République est aujourd'hui à Rosso Béthio, dans le cadre de sa tournée économique dans le nord du pays où il va visiter l'usine SAF ingrédients, spécialisée dans la déshydratation d'oignon. Une initiative qui vise à participer au programme d'autosuffisance alimentaire, tant cher aux autorités. Mais pour les spécialistes du secteur, il faudra d'énormes sacrifices pour y arriver. « Je pense qu'atteindre cet objectif n'est pas trop compliqué. Au début, on était basée sur la double culture intégrale, à savoir une campagne hivernale et une campagne de contre saison.

Cela veut dire que l'on exploite la même superficie deux fois la même année. Rien que ça peut justifier la non atteinte de cet objectif de l'autosuffisance », a expliqué Ousseynou Ndiaye, président du comité interprofessionnel de la filière riz local (Ciriz) du Sénégal. A en croire M. Ndiaye, avec cette méthode, les producteurs perdent 25 à 30% de leurs récoltes à cause du péril aviaire et des oiseaux granivores. « Il y a aussi les aléas climatiques. Avec le changement climatique, on assiste à beaucoup de contraintes qui sont enregistrées chaque année et il y a un endettement chronique au niveau des producteurs. Pour assurer la question de l'autonomisation en riz, il faut qu'on règle toutes ces contraintes-là », a suggéré Ousseynou Ndiaye.

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Aujourd'hui, affirme M. Ndiaye, la lutte aviaire est en train d'être menée, en collaboration avec la Mauritanie. L'objectif est de parvenir à maîtriser complètement cette menace. Ousseynou Ndiaye préconise la sécurisation des périmètres pour éviter les inondations. Ce qui réduirait les pertes et permettre aux producteurs d'être à l'abri des dettes. «En 2023, nous avions subi un préjudice sur 19.720 hectares, évalué à 9.8 milliards. Cela dépasse largement l'endettement des producteurs sur la période 2014 à 2023 qui se chiffre à 9,2 milliards», a ajouté M. Ndiaye.

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