Au lendemain des coupes budgétaires les plus importantes jamais enregistrées dans le secteur humanitaire international, l'ONU a présenté, ce lundi 16 juin 2025, un appel mondial « hyper-prioritaire » visant à aider 114 millions de personnes confrontées à des besoins vitaux à travers le monde, selon un communiqué.
Cette annonce, qui a sonné comme un coup de massue , soulève de véritables interrogations sur le sort des personnes dont les besoins humanitaires sont désormais relégués au second plan alors qu'ils relèvent de l'urgence vitale.
Le plan initial, révélé en décembre dernier via le Rapport d'évaluation humanitaire mondial (GHO) , visait à mobiliser 44,7 milliards de dollars pour venir en aide à 190 millions de personnes dans 32 pays et neuf régions d'accueil de réfugiés.
Mais face à la chute historique des financements, l'ONU a dû revoir ses ambitions à la baisse . L 'appel révisé porte désormais sur 29 milliards de dollars pour atteindre 114 millions de personnes en situation critique.
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Le plus Haut responsable de l'aide humanitaire de l'ONU Tom Fletcher, a tiré la sonnette d'alarme précisant que « Nous avons été contraints de procéder à un triage pour assurer la survie humaine. Le calcul est cruel et les conséquences sont déchirantes. Trop de personnes ne recevront pas l'aide dont elles ont besoin, mais nous sauverons autant de vies que possible avec les ressources dont nous disposons . »
Alors que les crises humanitaires se multiplient au Soudan, en Éthiopie ou encore en République démocratique du Congo, confrontée à un blocus humanitaire , le nouveau plan de 29 milliards de dollars apparaît comme un poids supplémentaire sur les épaules d'une humanité déjà fragilisée.
Il faut surtout dire que c'est plus de 300 millions de personnes dans le monde qui sollicitent un véritable besoin d'aide humanitaire et de protection.
Pour répondre à cette préoccupation , l'ONU précise toutefois que lors de la redéfinition des priorités des plans nationaux, l'accent a été mis sur deux objectifs clés : atteindre les personnes et les zones confrontées aux besoins les plus urgents, en utilisant une échelle de gravité des besoins humanitaires. Les zones classées aux niveaux 4 ou 5, indiquant des conditions extrêmes ou catastrophiques, ont constitué le point de départ.
Deuxièmement, elle a donné la priorité à l'aide vitale, sur la base de la planification déjà effectuée pour la réponse humanitaire de 2025. La même source précise que cela garantira que les ressources limitées soient dirigées là où elles peuvent être les plus utiles, le plus rapidement possible.
Toutefois, il est urgent de s'interroger sur le sort des réfugiés, des personnes déplacées et de toutes celles qui ne recevront pas l'aide dont elles ont cruellement besoin.