Guinée Bissau: Bras de fer autour du recensement électoral

Des travailleurs électoraux dans un bureau de vote à Bissau (archive)

En Guinée-Bissau, à quatre mois du scrutin présidentiel et législatif, prévu le 23 novembre 2025, les agents en charge de la révision des listes électorales refusent de transmettre les données nécessaires à la Commission nationale des élections pour organiser le vote. Ils réclament des salaires impayés, tout comme, la semaine dernière, les fonctionnaires qui ont bloqué hôpitaux et écoles pendant une semaine. Un nouveau blocage qui fait planer le doute sur la tenue des élections présidentielles et législatives prévues pour le 23 novembre.

Les fichiers électoraux auraient déjà dû être prêts. Mais les agents chargés de la révision électorale refusent de transmettre les données collectées. L'un d'eux, Helmer Quadé, a nié toute prétention à brouiller le calendrier, mais il assure que les fichiers resteront incomplets tant que leurs 45 jours de travail ne seront pas régularisés. Les agents appellent aujourd'hui le président Umaro Sissoco Embalo à intervenir directement auprès du ministère des Finances.

La médiation avorte

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L'agence bissau-guinéenne chargée de centraliser les informations électorales a bien tenté une médiation. Gibril Baldé, le président de cet organe a promis, ce mercredi 18 juin, de s'engager pour débloquer les fonds, mais les agents ont décliné son offre, échaudés par une expérience similaire en 2018 où ils n'avaient pas été rémunérés. La semaine dernière déjà, les écoles et hôpitaux publics de Bissau étaient à l'arrêt, les fonctionnaires exigeaient là aussi, le paiement de leurs salaires, pour certains en retard de plus d'un an.

Tout le calendrier électoral

Mais cette fois-ci le blocage peut faire vaciller tout un calendrier électoral. Un calendrier, par ailleurs contesté par l'opposition, qui considère qu'Umaro Sissoco Embalo a outrepassé la limite de son mandat présidentiel en février - et serait donc illégitime à gouverner. Reste à savoir si le vote aura bien lieu le 23 novembre ou s'il sera mis en échec par un conflit budgétaire.

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