Afrique: 'Lumumba', un monologue de l'artiste ivoirien Gbess Adjaille en hommage à Patrice Émery Lumumba

L'artiste comédien ivoirien, Gbessi Adji dit "Gbess Adjaille", rend hommage à la figure iconique de l'indépendance congolaise, Patrice Lumumba, dont il met en exergue l'actualité de la pensée, dans son monologue intitulé "Lumumba", présenté, vendredi, à Dakar, à la Place du Souvenir africain.

D'une durée de plus d'une heure, ce monologue a été joué dans le cadre du Festival international Dakar théâtre et humour (FIDATH), qui se déroule du 18 au 21 juin, sur le thème "Femme, intégration et souveraineté africaine".

Le FIDATH 2025 enregistre la participation de plusieurs pays d'Afrique, dont la Côte d'Ivoire, pays invité d'honneur, la République du Congo et le Mali.

"Pour moi, Lumumba, c'est un avant-gardiste. Nous sommes déjà dans les années 1960-61 où il est finalement assassiné. Nous sommes aujourd'hui en 2025, il est d'actualité", a-t-il déclaré, dans un entretien avec l'APS.

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Gbess Adjaille, par ailleurs directeur de la compagnie théâtrale ivoirienne I'wothui, considère ce monologue comme "un challenge", dans la mesure où le langage qu'il utilise dans cette pièce est "très soutenu".

"On parle aujourd'hui de la souveraineté africaine, de nous prendre en main, être nous-mêmes au fait de toutes nos décisions. Et c'était ça qu'il prônait, malheureusement certains de ses frères l'ont mis en avant juste pour qu'il soit assassiné", explique-t-il.

Pour lui, le combat de Lumumba interpelle les Africains pour qu'ils soient eux-mêmes aux commandes de leur destin, dans leurs réussites tout comme dans leurs échecs.

"Lumumba prônait la vraie indépendance. Il ne voulait pas que l'on soit sous l'emprise des puissances coloniales. Il voulait qu'on soit nos propres dirigeants. Et qu'on dépende de nous-mêmes parce qu'on est riches en Afrique", fait-il valoir.

A en croire Gbessi Adji, ce monologue interpelle sur ce qu'ont été les héros africains.

"Il faut féliciter l'Etat sénégalais d'avoir bâti la Place du Souvenir, car elle nous permet de nous ressourcer, de nous rappeler, de nous implanter dans du roc, et elle reste éternelle. Elle permet surtout aux enfants, non seulement de s'informer, mais aussi de se cultiver", a-t-il conclu.

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