Soudan: Procureur Général Rencontre à Genève la Rapporteuse Spéciale sur les Droits des Femmes et des Filles

Le Procureur général, Mawlana Al-Fateh Tayfour a affirmé la volonté du Soudan de communiquer avec les mécanismes des droits de l'homme, en particulier ceux concernés par les droits des femmes et des filles.

C'etait lors de sa rencontre aujourd'hui avec Mme Reem Al Salem, Rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes et les filles, ses causes et ses conséquences, en marge de sa participation à la 59e session du Conseil des droits de l'homme à Genève. La réunion a permis de discuter des possibilités de coopération et de coordination entre les deux parties.

Le Procureur général a expliqué les efforts déployés par le Comité national, le ministère public et les autorités judiciaires pour parvenir à la justice, à l'état de droit, à la responsabilité et à la lutte contre l'impunité, notamment en ce qui concerne les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire.

Son Excellence a souligné les atrocités et violations commises par les milices rebelles, notamment les violations contre les femmes et les filles, expliquant les mesures prises à cet égard et les rapports reçus.

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Mawlana Tayfour a également souligné qu'il existe suffisamment de preuves que la milice des Forces de soutien rapide utilise la violence sexuelle contre les femmes et les filles comme arme et outil de terrorisme, de déplacement de civils et de génocide. La violence sexuelle a pris de nombreuses formes, notamment le viol individuel et collectif, l'esclavage sexuel, l'enlèvement, la traite des femmes et des filles, la violence reproductive et d'autres violations.

M. Tayfour a affirmé l'engagement du Ministère public et du Comité national d'enquête à coopérer avec la société civile, notamment dans les domaines de la sensibilisation et de l'encouragement des victimes à signaler les violations. Il a également salué le soutien psychologique et thérapeutique apporté par diverses entités aux victimes de violences sexuelles, notamment le gouvernement, les organisations bénévoles et le secteur des affaires.

M. Tayfour a souligné les mesures exceptionnelles prises par le ministère public pour faciliter le signalement, comme le fait de ne pas être lié par la juridiction territoriale pour engager des poursuites pénales et de supprimer l'exigence de forme pénale. Des rapports médicaux ont été adoptés dans les cas de violence sexuelle et les procédures sont désormais menées par des femmes membres du ministère public et de la police./ OSM

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