RCA : La BAD intensifie la lutte contre les flux financiers illicites
Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a organisé, du 10 au 13 juin dans la capitale centrafricaine, un atelier de haut niveau visant à renforcer les capacités nationales en matière de lutte contre les flux financiers illicites et à encadrer les prêts adossés aux ressources naturelles.
Réunissant 80 participants issus de ministères stratégiques, du secteur privé, de la société civile et des communautés locales, cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet GONAT, qui promeut une gestion plus transparente, équitable et inclusive des ressources extractives.
Les discussions ont porté sur les risques liés à l’usage croissant des prêts garantis par les ressources naturelles pour financer les infrastructures. Le ministre des Mines, Rufin Benam Beltoungou, a mis en garde contre les dangers d’un endettement mal maîtrisé en l’absence de cadres institutionnels solides. (Source apanews)
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Phishing, rançongiciels et sextorsion : La cybercriminalité en hausse en Afrique
Dans son rapport d'évaluation des cybermenaces pour 2025, Interpol pointe que les arnaques en ligne, les rançongiciels et la compromission de courriers professionnels sont parmi les cybercrimes les plus répandus. Et les pays manquent d'infrastructures informatiques essentielles pour parvenir à lutter efficacement contre ces fléaux.
La cybercriminalité représente plus de 30% de l'ensemble des crimes signalés en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale. Elle apparaît en très forte augmentation dans certains pays. Par exemple, en Zambie, les arnaques en ligne ont explosé : +3 000% entre 2023 et 2024.
« Les cybercriminels adaptent constamment leurs méthodes pour exploiter les vulnérabilités et frauder aussi bien les particuliers que les entreprises », pointe le rapport d'Interpol. (Source RFI)
Guerre au Soudan : Le risque de génocide est « très élevé », alerte l’ONU
Selon une conseillère spéciale des Nations unies, le risque de génocide pendant le conflit soudanais opposant l’armée régulière aux FSR paramilitaires est jugé « très élevé ».
Le « risque de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité » pendant la guerre au Soudan reste « très élevé », a averti lundi 23 juin la conseillère spéciale par intérim du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, pour la prévention du génocide, Virginia Gamba.
Elle est inquiète des attaques fondées sur l’appartenance ethnique menées par les Forces de soutien rapide (FSR). « Les groupes Zaghawa, Masalit et Four » sont visés, précise-t-elle. « Les attaques continues et ciblées contre certains groupes ethniques, en particulier dans les régions du Darfour et du Kordofan, sont particulièrement préoccupantes », a-t-elle déclaré au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, à Genève. (Source Lemonde Afrique)
Maroc : Les femmes mises à l’honneur au festival Gnaoua
À Essaouira, le 26e Festival Gnaoua et Musiques du Monde s’est ouvert comme chaque année, sur une parade festive à travers les ruelles de la médina, berceau de la culture gnaoua.
Reconnu par l’UNESCO en 2019, le gnaoua est à la fois une musique spirituelle et une communauté subsaharienne installée au Maroc.
Cet art longtemps réservé aux hommes est dorénavant réinventé par des femmes artistes, mises à l’honneur à cette édition. (Source Africanews)
Congo Kinshasa : Félix Tshisekedi relance l’espoir d’un dialogue inclusif
Le président congolais Félix Tshisekedi a annoncé samedi, lors d’une rencontre avec les évêques catholiques, sa volonté de soutenir un dialogue national inclusif pour restaurer la paix, notamment dans l’Est du pays.
Nombre de Congolais espèrent désormais la convocation prochaine d’un cadre de concertation élargi, capable de poser les bases d’une sortie durable de la crise, notamment dans l’Est du pays.
Les prélats lui ont présenté le rapport de leur mission sur le Pacte social pour la paix dans la région des Grands Lacs, un projet soutenu par une partie de la société civile et de l’opposition. (Source Deutsche Welle)
Gabon : Brice Oligui Nguema lance son propre parti politique
Deux mois après sa victoire à la présidentielle d’avril, Brice Oligui Nguema a annoncé la création de son propre parti politique. Le président gabonais convie la population à un rassemblement prévu le 28 juin au Palais des sports de Libreville, où il dévoilera officiellement cette nouvelle formation, encore sans nom. Candidat indépendant lors du scrutin, le chef de l’État justifie ce tournant par la nécessité de « rassembler les énergies constructives de la nation ».
Dans une vidéo publiée le 22 juin, Oligui Nguema apparaît sous un arbre, entouré d’une dizaine de partisans, et déclare vouloir doter le pays d’un cadre politique capable de structurer l’action gouvernementale.
« Le suffrage universel que vous m’avez accordé exige désormais la mise en place d’un outil politique », affirme-t-il. Ce discours marque une transition symbolique pour le général devenu chef d’État, qui cherche à consolider son pouvoir à travers une organisation propre, rompant avec l’héritage du Parti démocratique gabonais (PDG), longtemps dominant. (Source Africapresse)
Afrique : 320 millions d’euros pour booster le commerce
Le statut stratégique du Corridor de Lobito comme axe majeur pour le développement de l’Afrique australe et la connexion des océans Atlantique et Indien a été consolidé le 20 juin 2025 à Rome. Lors d’un sommet de haut niveau en Italie, des accords cruciaux ont été formalisés.
Le ministre angolais des Transports, Ricardo de Abreu, a confirmé cette avancée après la rencontre, qui s’inscrivait dans le cadre du Plan Mattei pour l’Afrique et de la stratégie Global Gateway de l’Union européenne. Un accord de financement de 320 millions d’euros a notamment été signé pour le développement de ce corridor vital, situé dans la province de Benguela, en Angola. (Source Africa 24)
Mali : Assimi Goïta à la source d’Africa Corps à Moscou
Le général-président malien poursuit une visite officielle au cours de laquelle il doit rencontrer Vladimir Poutine. Les « liens de coopération » évoqués concernent bien sûr la sécurité, mais aussi l’énergie ou le transport.
Les chefs d’État de la confédération de l’Alliance des États du Sahel sortent peu de leur pays, double situation sécuritaire oblige. Primo, les actions aussi inopinées que persistantes des groupes armés terroristes invitent à être opérationnel, en permanence, sur le théâtre des hostilités. Secundo, les textes dits saints suggèrent que ceux qui vivent par la kalachnikov – « l’épée » en version originale – doivent se garder de tourner le dos. Parmi les rares nations qui obtiennent l’honneur d’un déplacement de chef de junte figure évidemment le pilier central de l’actuelle orientation diplomatique et sécuritaire malienne. (Source Jeune Afrique)
J-12 avant la CAN Féminine : Asisat Oshoala, une icône née sur les pelouses de la CAN 2014
Le compte à rebours vers la Coupe d’Afrique des Nations Féminine est officiellement lancé. À cette occasion, CAFOnline.com vous propose de revivre les moments forts de cette compétition, qui s’apprête à célébrer sa 13e édition. Parmi les souvenirs marquants de l’histoire récente, l’édition 2014 reste gravée dans les mémoires comme le théâtre de l’éclosion d’une superstar : Asisat Oshoala.
Car si le palmarès du Nigeria est déjà bien garni, c’est en 2014 qu’un nom s’est imposé pour ne plus jamais quitter les sommets du football africain. Celui d’une attaquante de 20 ans, encore inconnue du grand public, qui allait marquer de son empreinte la CAN organisée en Namibie.
Ce tournoi fut son tremplin. Alignée à la pointe de l’attaque des Super Falcons, Asisat Oshoala inscrit quatre buts, distribue les caviars, et s’impose comme la joueuse la plus influente du tournoi. En finale, elle domine les Camerounaises (2-0) et soulève son premier trophée continental. Le Nigeria remporte là sa septième CAN Féminine, elle, de son côté, est sacrée Meilleure Joueuse du Tournoi. (Source CAF)
Tensions au Moyen-Orient : Madagascar appelle à la désescalade
Face à l’escalade militaire entre la République islamique d’Iran et l’État d’Israël, Madagascar exprime sa profonde préoccupation et appelle au retour au calme. Dans un communiqué officiel publié hier par le ministère des Affaires étrangères, les autorités malgaches ont réaffirmé leur attachement à la paix, au dialogue et au respect du droit international.
Le gouvernement malgache condamne fermement toute forme d’attaque visant les populations civiles et souligne l’urgence d’une désescalade pour préserver la sécurité et la stabilité internationales.
Protéger les civils. Madagascar appelle par ailleurs à un règlement pacifique des différends, en privilégiant la voie diplomatique et les résolutions pertinentes des Nations unies. Le pays insiste également sur la nécessité de protéger les civils, de respecter le droit international humanitaire et de garantir un accès sans entrave à l’aide humanitaire dans les zones affectées par les combats. (Source MidiMadagasikara)