Cote d'Ivoire: Affaire Gbagbo - La Cour africaine rejette les accusations de violations des droits de l'homme contre le pays

La Cour africaine des droits de l'homme et des peuples a rendu son verdict dans l'affaire opposant l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo à la République de Côte d'Ivoire. Dans son arrêt, la juridiction continentale a rejeté l'ensemble des allégations de violations des droits humains formulées par le requérant à l'encontre de l'État ivoirien.

Saisi le 7 septembre 2020, Laurent Gbagbo accusait la Côte d'Ivoire d'avoir porté atteinte à plusieurs de ses droits fondamentaux à travers la procédure ayant conduit à sa radiation de la liste électorale. Il invoquait notamment la violation du droit à l'égalité devant la loi, du droit à un procès équitable, du droit à la présomption d'innocence, ainsi que de ses droits civils et politiques, dont celui de se porter candidat à l'élection présidentielle.

Le requérant dénonçait une condamnation par défaut à 20 ans de prison pour complicité de vol en réunion à main armée et détournement de deniers publics, intervenue alors qu'il était incarcéré à la Cour pénale internationale à La Haye. Cette condamnation, selon lui, ne pouvait servir de fondement à sa radiation, n'ayant pas acquis force de chose jugée.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Toutefois, après examen, la Cour africaine a estimé que l'État ivoirien n'avait enfreint aucune disposition des textes internationaux relatifs aux droits de l'homme. Elle a conclu que Laurent Gbagbo n'avait pas démontré avoir été victime d'un traitement inégalitaire ni d'une violation du droit à la présomption d'innocence. De même, la juridiction a jugé que la Commission électorale indépendante (CEI) et les juridictions nationales ont agi dans le cadre légal applicable.

S'agissant des droits de participation politique, la Cour a considéré que les restrictions opposées à M. Gbagbo découlent d'une décision judiciaire qualifiée de définitive par les autorités ivoiriennes, et qu'aucune preuve n'a été apportée pour démontrer le contraire. En conséquence, la Cour a rejeté toutes les demandes de réparations formulées par l'ancien président, précisant qu'aucune violation n'a été constatée à son égard.

L'arrêt a été rendu par défaut, l'État défendeur n'ayant pas comparu à l'audience. Chaque partie supportera ses propres frais de procédure, a décidé la Cour.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.