Ce 27 juin, les Assemblées Annuelles de l’Afreximbank qui se tiennent à Abuja, au Nigéria, sonnent le clap de fin après trois jours d’échanges, de rencontres et de décisions gouvernementales. Pour clôturer cet événement majeur, plusieurs décideurs politiques venus d’ailleurs ont foulé le sol nigérian afin de soutenir les initiatives saluées depuis l’ouverture de ces AAM.
La voix de l’Union africaine s’est fait entendre lors de la cérémonie de clôture, à travers l’intervention de Selma Malika Haddadi, vice-présidente de la Commission de l’Union africaine. Dans son allocution, elle a tenu à rappeler que « l’Afrique peut et doit s’élever dans un monde fracturé », à condition d’agir avec courage et unité.
Face à la multiplication des crises mondiales, Mme Haddadi a plaidé pour un continent plus intégré. « Notre réponse réside dans davantage d’unité, pas dans la division », a-t-elle affirmé, saluant les avancées de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), considérée comme un levier majeur pour stimuler le commerce intra-africain et créer un marché commun pour les 55 pays du continent.
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Selon elle, l’intégration n’est plus un simple idéal mais « une voie concrète vers la prospérité partagée », illustrée par les premières transactions commerciales sous la ZLECAf et le rôle déterminant d’Afreximbank dans la facilitation des échanges.
Pour rappel, la nécessité pour l’Afrique de se libérer des conditions imposées par les créanciers extérieurs était à l’ordre du jour, c’est dans cette optique que Afreximbank démontre des solutions financières africaines fonctionnent, pouvait-elle en souligner, citant les prêts contracycliques, le soutien aux chaînes d’approvisionnement régionales et les plateformes innovantes comme PAPSS et MANSA.
Sa sonnette d’alarme était sur les pertes du continent qui perd chaque année près de 89 milliards de dollars à cause des flux financiers illicites, ce qui illustre un manque à gagner considérable pour le financement des infrastructures et des services sociaux.
Selma Malika Haddadi a enfin invité les gouvernements africains à mieux mobiliser les ressources domestiques et à valoriser le potentiel de la jeunesse et de la diaspora. « Notre diaspora et nos jeunes sont la clé de notre avenir. Un continent divisé ne peut pas s’élever ».