A travers un communiqué diffusé ce jeudi 3 juillet, le ministère de la Justice a réagi face à la grève entamée par les syndicats du secteur. Dans ce document, Ousmane Diagne, a tenu à apporter des précision quant à la compétence du ministère de la fonction publique à administrer l'ensemble des agents publics.
Au coeur des revendications syndicales : l'alignement des greffiers de la hiérarchie B2 à A2 et le reclassement des agents des hiérarchies B et C, en tenant compte de leur ancienneté. Des demandes qui, selon le ministère, relèvent de la compétence du ministère de la Fonction publique. « L'administration des agents publics est du ressort du ministre de la Fonction publique, sous l'autorité du Premier ministre », rappelle le communiqué.
Conscient des frustrations exprimées, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, annonce la mise en place d'un dispositif de formation spécifique, en collaboration avec le Centre de Formation judiciaire. Ce programme devra valoriser l'expérience professionnelle acquise par les agents et s'inscrit dans une logique de réforme progressive.
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Le ton adopté est résolument conciliant. Le ministère affirme sa volonté de conduire les réformes nécessaires dans un esprit de dialogue et dans le respect des droits légitimes des agents. « L'objectif reste l'amélioration du service public de la Justice », insiste le communiqué.
Cette sortie officielle vise à désamorcer les tensions et rouvrir la voie du dialogue avec les syndicats, sans céder à la pression mais en reconnaissant les défis structurels du système judiciaire, notamment en matière de gestion des carrières.
Il faut noter que ce mouvement, initié par le SYTJUST et l'UNTJ, perturbe le fonctionnement des juridictions sur l'ensemble du territoire.