Le Palais des Sports de Libreville accueille samedi 5 juillet l'Assemblée générale constitutive des Bâtisseurs, le tout nouveau parti de Brice Clotaire Oligui Nguema. Les partisans du président récemment élu sont appelés à venir adhérer munis de leur pièce d'identité et de leur Numéro d'identification personnel (NIP). Mais ce baptême, plusieurs fois repoussé depuis le mois d'avril, ne se présente pas sans accrocs ni critiques.
Un président, 10 vice-présidents représentant les provinces et la diaspora, un secrétaire général et des adjoints : le parti des Bâtisseurs ne manquera pas de piliers au moment de sa fondation. Cette architecture et les nominations qui seront annoncées, samedi soir, dépendront de la volonté de Brice Clotaire Oligui Nguema pour ce qui sera le socle de la future coalition présidentielle pour les élections législatives de septembre.
Ses promoteurs défendent un « projet politique moderne, responsable et ambitieux », mais d'autres craignent une réincarnation du PDG, voyant notamment nombre de cadres de l'ex-parti au pouvoir « transhumer » vers la nouvelle structure.
L'avocat Anges-Kevin Nzigou a par exemple décidé de privilégier son propre parti, tout en continuant de soutenir le chef de l'État.
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La Cour constitutionnelle a en revanche dissipé le nuage juridique qui planait sur ce baptême.
Des acteurs politiques ou observateurs avaient souligné que l'article 82 du Code électoral conduit à l'annulation de l'élection de tout élu indépendant qui rejoint un parti politique durant son mandat.
La Cour constitutionnelle, saisie par les soutiens du président, a estimé que l'interdiction vise « exclusivement » l'adhésion à un parti existant, et pas la création d'une nouvelle formation.