Au Mali, après la proclamation en début de semaine des résultats de l'appel à candidatures pour l'attribution de nouvelles d'autorisation d'émettre pour les radios et télévisions privées, six associations de journalistes dénoncent les conditions dans lesquelles la Haute Autorité de la Communication (HAC) a procédé à ces attributions.
La Maison de la presse de Bamako et plusieurs organisations et associations de presse du Mali affirment dans un communiqué avoir accueilli avec « stupéfaction et indignation » la proclamation des résultats de l'appel à candidature pour l'attribution de nouvelles fréquences de télé et radios privées.
Ces associations qualifient « d'opaque » la démarche de la Haute autorité de la Communication (HAC). Maniant l'ironie, les signataires du communiqué laissent entendre que c'est lors de la proclamation des résultats qu'ils ont appris qu'il y a eu appel à candidature...
Interrogés par RFI, deux journalistes vont plus loin : pour eux, il ne fait aucun doute que la HAC a voulu tout simplement attribuer exclusivement des fréquences de radios et de télés à des thuriféraires de la junte.
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Quatre vingt quatorze nouvelles autorisations ont été accordées à des promoteurs de radios et 15 fréquences télés. Sur la liste des bénéficiaires, on trouve une femme d'affaires malienne réputée être très proche de la junte... Elle obtient fréquences radio et télé. Un activiste malien présent en langue locale sur les réseaux sociaux où il fait la propagande des autorités maliennes obtient également une fréquence.
Les associations de presse du Mali appellent les médias « à la vigilance et à la mobilisation ».