L'Afrique du Sud va lancer sa CAN ce lundi 7 juillet 2025 contre le Ghana pour défendre son titre. Les Banyana Banyana ont gagné en popularité dans leur pays, ces dernières années. La capitaine de l'équipe, Refiloe Jane, n'y est pas étrangère. Originaire de Soweto, elle a fait carrière à l'international, dans des clubs comme l'AC Milan. Dans le quartier de sa jeunesse, des anciens coéquipiers s'en souviennent et des jeunes filles s'en inspirent.
Dans le quartier de Pimville, à Soweto, on voit d'une rue à l'autre des groupes d'enfants jouer au foot. Surtout des garçons. « On joue avec des filles à l'école, mais pas dans le quartier, on leur ferait mal », s'exclame l'un d'eux. C'est pourtant sur ces terrains improvisés que la capitaine des Banyana Banyana, Refiloe Jane, aujourd'hui âgée de 32 ans, a commencé sa carrière.
Lunga Tshabalala, un de ses coéquipiers à ses débuts, se souvient bien de ces années : « Je jouais avec Refiloe Jane, elle jouait pour notre équipe masculine, TB Stars. Elle et moi nous étions défenseurs centraux ensemble. C'était la seule fille. Elle était douée, elle mérite d'être arrivée là où elle est aujourd'hui. »
« Elles ne reçoivent pas l'attention qu'elles méritent »
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
En ce dimanche après-midi, les habitants sont venus supporter leurs équipes locales masculines. Tous ne savent pas que la capitaine de la sélection nationale a grandi à quelques rues. Mais elle est un exemple pour les jeunes joueuses, comme Khuselwa, 12 ans, qui glisse : « Elle joue vraiment très bien, je veux être comme elle. »
Si le football féminin continue de se développer, Refiloe Maponya, installé sur sa chaise pliante devant les matches, déplore tout de même le manque toujours de visibilité : « Elles ne reçoivent pas l'attention qu'elles méritent. Je ne pense pas qu'en Afrique du Sud, on soutienne le football féminin comme on le devrait. » D'autant plus que depuis la dernière CAN remportée, l'Afrique du Sud est parvenue à se hisser en huitièmes de finale du Mondial.
Et pourtant, les Banyana Banyana doivent régulièrement se battre pour obtenir salaires et primes de matchs. Quelques jours avant le début de la CAN, elles ont boycotté les entrainements pour protester contre des primes de match impayées.