Les vacances scolaires ont commencé en Côte d'Ivoire - chaque weekend, des milliers de jeunes Abidjanais prennent les plages d'assaut... avec des risques. En 2021, l'OMS estimait que 1800 Ivoiriens étaient morts de noyades - tous milieux aquatiques confondus. Sur la plage de Grand-Bassam, les sauveteurs de l'office national de protection civile patrouillent pour prévenir les accidents, avec des difficultés parfois pour se faire entendre.
Sifflet à la bouche et mégaphones à la main, les sauveteurs tentent de prévenir les baigneurs des dangers de la mer. « De grâce, respectez les consignes qu'on vous donne ! On n'aimerait pas que quelqu'un se retrouve derrière les vagues », lance l'un d'entre eux au mégaphone.
Une mission pas simple pour la dizaine d'agents de la protection civile de Grand-Bassam : la plage fait cinq kilomètres de long et les groupes affluent.
Des accidents récurrents
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Parmi les sauveteurs, il y a Rachel. Elle s'apprête à planter le drapeau rouge pour interdire la baignade, au vu de la violence des vagues, même si cela ne dissuade pas les baigneurs, selon elle. « Ils pensent qu'on ne veut pas qu'ils nagent, que c'est pour ça qu'on les empêche. On continue toujours de les sensibiliser, en tout cas de leur faire comprendre que c'est pour leur propre bien. Parce que quand ils se noient, une journée comme ça, c'est comme si on n'avait pas bien fait notre travail », se désole Rachel.
C'est que les accidents sont récurrents - au moins un par semaine en moyenne, selon la cheffe du centre de protection civile de Grand-Bassam.
Le message est en tout cas reçu pour Aboubakar. Il est venu s'enjailler avec sa copine, mais préfère ne pas s'aventurer. « Ici, c'est très dangereux. Moi, je préfère rester en bordure. Si je savais nager, j'irais un peu plus loin... mais ici, c'est bon », confie-t-il.
Les patrouilles de la protection civile se poursuivent le weekend pendant toutes les vacances scolaires.