Kenya: Le pays prévoit l'introduction en bourse d'une entreprise publique de gazoducs dans le cadre de sa politique de privatisation

TLDR

  • Le Kenya introduira la Kenya Pipeline Company (KPC) sur le Nairobi Securities Exchange (NSE) en 2025, a déclaré le président William Ruto.
  • Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'un plan plus vaste visant à privatiser les entreprises publiques et à renforcer les marchés de capitaux kényans.
  • Le plan est soutenu par la loi sur la privatisation de 2023, qui prévoit l'approbation du Cabinet et la supervision de l'Autorité de privatisation.

Le Kenya introduira la Kenya Pipeline Company (KPC) sur le Nairobi Securities Exchange (NSE) en 2025, a déclaré le président William Ruto lors de l'ouverture de la Bourse de Londres. Cette démarche s'inscrit dans le cadre d'un plan plus large de privatisation des entreprises publiques et d'approfondissement des marchés de capitaux kenyans.

M. Ruto a déclaré que la cotation visait à attirer les investisseurs locaux et étrangers en offrant des parts dans les principaux actifs de l'État par le biais d'introductions en bourse. Le plan est soutenu par la loi sur la privatisation de 2023, qui prévoit l'approbation du Cabinet et la supervision de l'Autorité de privatisation.

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KPC gère les infrastructures de transport et de stockage du pétrole au Kenya et dans la région de l'Afrique de l'Est. Son introduction en bourse devrait permettre d'apporter de nouveaux capitaux, d'améliorer la transparence et d'accroître l'efficacité opérationnelle.

Le gouvernement met en oeuvre un calendrier structuré pour identifier et exécuter la privatisation des entités sélectionnées. Si elle réussit, l'introduction en bourse de KPC sera l'une des plus importantes de l'histoire récente du marché kenyan.

Key Takeaways

La cotation de KPC au Kenya pourrait ouvrir la voie à l'introduction en bourse d'autres entreprises publiques, conformément aux tendances observées dans des pays comme l'Arabie saoudite et le Nigeria. L'introduction en bourse d'Aramco en 2019 et celle de MTN Nigeria en 2021 visaient toutes deux à lever des fonds et à accroître la participation au marché. Les marchés de capitaux kényans sont restés à la traîne ces dernières années, avec peu d'introductions en bourse et une activité réduite de la part des investisseurs étrangers.

Selon la Banque mondiale, la capitalisation du marché intérieur kenyan est passée de 48 % du PIB en 2013 à environ 22 % en 2022. Une cotation réussie de la KPC pourrait inverser cette tendance, en signalant l'engagement renouvelé du gouvernement en faveur des réformes des marchés financiers et en offrant de nouvelles opportunités aux investisseurs institutionnels comme aux particuliers.

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