L'ancienne ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima, a finalement obtenu une liberté conditionnée assortie d'un contrôle judiciaire avec bracelet électronique et assignation à résidence dans les régions de Dakar et de Thiès, à l'issue de sa deuxième audition devant la Commission d'instruction de la Haute Cour de justice. Aïssatou Sophie Gladima avait été inculpée et placée sous mandat de dépôt, le 21 mai dernier, pour des faits présumés de détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs portant sur 193.070.000 FCFA.
Rebondissement dans l'affaire du Centre de Gravimétrie de Kédougou, qui avait valu à l'ancienne ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima, une inculpation suivie d'un mandat de dépôt, le 21 mai dernier, pour des faits présumés de détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs portant sur 193.070.000 FCFA. En effet, auditionnée dans le fond hier, lundi 7 juillet 2025, pour une deuxième fois après la première tenue le 11 juin dernier, devant la Commission d'instruction de la Haute Cour de justice dans le cadre de cette affaire révélée par un rapport de la Cour des comptes sur la gestion des Fonds de résilience et de riposte de la Covid-19, publié sous l'ancien régime, Aïssatou Sophie Gladima a obtenu une liberté provisoire sous conditions.
Selon Me Babacar Cissé, un de ses avocats, cette libération de sa cliente est assortie d'un contrôle judiciaire strict, avec bracelet électronique et assignation à résidence dans les régions de Dakar et de Thiès, sur la base des dispositions de l'article 138 du Code de procédure pénale. Poursuivant son explication, la robe noire a par ailleurs précisé, sur les modalités de cet élargissement, qu'il restait conditionné au versement du montant dû au Trésor public. «Elle est maintenue en prison parce que le montant n'a pas encore été versé... Si les formalités sont remplies, elle devrait être blanchie et libérée dans les prochains jours», a-t-il déclaré.
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Visée au même titre que quatre autres anciens collègues dans le gouvernement, Aïssatou Sophie Gladima est la troisième personnalité poursuivie par la Commission d'instruction de la Haute cour de Justice à bénéficier d'une liberté conditionnelle, après Ndèye Saly Diop Dieng, ancienne ministre de la Femme et de la Famille, Ismaïla Madior Fall, ancien ministre de la Justice. A ce jour, seuls Amadou Mansour Faye, beau-frère de l'ex-chef de l'Etat, Macky Sall, par ailleurs ancien ministre du Développement communautaire, de l'Équité sociale et territoriale, et Moustapha Diop, ancien ministre du Développement industriel et des PME sont maintenus en prison.