Sud-Soudan: Le PAM annonce avoir largué de l'aide alimentaire dans la région du Haut-Nil

Airdrops in Nyueny, Upper Nile state, South Sudan.

Cette zone du nord-est du pays est ravagée par un conflit depuis fin février, ce qui la rend très difficile d'accès pour les humanitaires. C'est suite aux affrontements dans le Haut-Nil, en mars, que le vice-président Riek Machar a été placé en résidence surveillée par le président Salva Kiir. Il s'y trouve toujours. La crise au Soudan du Sud semble donc loin d'être résolue, alors que le Soudan du Sud célèbre ce 9 juillet son 14e anniversaire.

Les habitants de plusieurs villages du comté de Nasir, dans le Haut-Nil, ont à nouveau fui les bombes de l'armée gouvernementale, hier mardi. Des « attaques délibérées contre des zones civiles » que dénonce le militant de la société civile Ter Manyang Gatwech, et qui ne manqueront pas d'aggraver la crise humanitaire, même si aucun bilan officiel n'a été communiqué. Plus de 130 000 personnes ont déjà été déplacées et privées de leurs moyens de subsistance depuis le début du conflit.

Ces bombardements interviennent au lendemain de l'annonce, par le Programme alimentaire mondial, de premiers largages d'aide alimentaire par avion dans les comtés de Nasir et d'Ulang, épicentres du conflit. Cela faisait plus de quatre mois que l'agence de l'ONU n'avait plus accès à la zone, même par voie aérienne. Quant à l'accès par voie fluviale, le plus économe, il reste fermé, et 1 500 tonnes d'aide sont toujours bloquées plus au sud, au bord du Nil. Près de 40 000 habitants de la région sont actuellement menacés de famine, selon le PAM, alors que l'instabilité persiste dans la zone.

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« Sans une augmentation significative de l'aide, les comtés de Nasir et d'Ulang risquent de sombrer dans une famine généralisée », s'inquiète ainsi Mary-Ellen McGroarty, la directrice du PAM au Soudan du Sud. Au-delà des difficultés d'accès et de la persistance des tensions, la réponse humanitaire est en outre affaiblie par le manque de financements.

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