À l'issue d'un atelier de trois jours sur la gouvernance sanitaire des pôles territoires, tenu à Saly-Portudal, le gouverneur de la région de Thiès, Saër Ndao, a dévoilé une série de mesures ambitieuses pour améliorer l'accès aux soins et optimiser la gestion des services de santé, traçant dans le même sillage les perspectives d'un système plus équitable et décentralisé.
Vers une «Gouvernance sanitaire plus inclusive», telle est l'orientation proposée par les acteurs réunis dans le cadre d'un atelier de trois jours sur la gouvernance sanitaire des pôles territoires, à Saly-Portudal. Lors de la clôture de la rencontre, le gouverneur de la région de Thiès, Saër Ndao, a salué les avancées notables retenues à l'issue des travaux, tout en appelant à poursuivre les concertations. «La consultation doit se poursuivre, y compris à travers des échanges à domicile, pour aboutir à un modèle validé et adapté aux réalités locales», a-t-il affirmé.
Parmi les priorités figurent une meilleure coordination entre les pôles territoriaux et une couverture sanitaire étendue aux zones rurales. « Notre objectif est que les soins ne soient plus un privilège, mais un droit effectif pour tous», a-t-il insisté.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Le renforcement des plateaux techniques et des ressources humaines des districts sanitaires a été au cœur des discussions. Le gouverneur Ndao a souligné la nécessité de doter les districts sanitaires de moyens suffisants pour en faire des structures performantes. «Il est impératif de fournir aux districts des équipements modernes et du personnel qualifié pour garantir des soins de qualité », a-t-il déclaré.
La question du financement durable du système sanitaire a également été abordée. Le gouverneur de Thiès a plaidé pour une implication renforcée des Collectivités territoriales, tant dans la gouvernance que dans le financement. «Les communes et départements doivent avoir plus de moyens, mais aussi plus de responsabilités dans la gestion de la santé publique », a-t-il expliqué. Cette approche s'inscrit dans une volonté de rapprocher les services sanitaires des populations et de réduire les inégalités d'accès aux soins.
Parmi les propositions phares figure l'instauration d'une « assurance maladie obligatoire », visant à protéger les plus vulnérables. « Nous devons mettre en place un mécanisme solidaire pour assurer une couverture universelle, notamment aux personnes démunies», a-t-il soutenu.
Les conclusions de ces assises seront soumises au ministre de la Santé et de l'Action sociale pour validation finale. Une étape décisive vers une réforme profonde du système sanitaire sénégalais.