Le Soudan a participé mercredi, aux travaux de la 109e session du Conseil exécutif de l'Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques (OIAC), tenue à La Haye, où les récentes allégations américaines sur l'usage d'armes chimiques au Soudan ont été abordées, à la suite de demandes d'éclaircissements soumises à l'Organisation par plusieurs États membres.
Dans sa déclaration, la délégation soudanaise a affirmé la position ferme du gouvernement du Soudan à l'égard de la Convention, soulignant qu'elle constitue une partie intégrante du cadre juridique national. Le Soudan rejette catégoriquement et par principe l'usage des armes chimiques et réitère son engagement total envers ses obligations internationales.
La délégation a indiqué que le gouvernement traite ces allégations avec sérieux et transparence, et a déjà entamé des démarches concrètes, notamment la mise en place d'un comité national chargé d'enquêter sur ces accusations dès la réception des informations techniques nécessaires.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Le Soudan a souligné que tout traitement objectif de telles allégations nécessite l'accès aux données sur lesquelles elles sont fondées. À cet égard, des canaux de communication technique ont été ouverts avec la partie américaine, qui a exprimé sa disposition à fournir les informations demandées dans les prochaines semaines.
La délégation a appelé le Conseil exécutif à permettre à ce processus de suivi de se poursuivre dans un esprit de coopération constructive.
Le gouvernement soudanais a réaffirmé son plein engagement à respecter les dispositions de la Convention, ainsi que sa volonté de coopérer avec l'Organisation et l'ensemble des États parties, en soutien aux efforts internationaux visant à prévenir la prolifération et l'usage des armes chimiques, et à renforcer la paix et la sécurité aux niveaux régional et international.