Togo: Blanchiment, terrorisme, sinistres - La CIMA affine sa riposte

11 Juillet 2025

La Conférence Interafricaine des Marchés d'Assurances (CIMA) a tenu jeudi à Lomé sa première réunion ministérielle de 2025, centrée sur la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et l'amélioration du portefeuille d'assurances dans l'espace communautaire.

Accueillie dans les locaux de l'Agence nationale de la BCEAO, la rencontre a rassemblé les ministres de l'Économie, des Finances et ceux en charge des assurances des États membres. Le ministre togolais de l'Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, y a pris part aux côtés de ses homologues.

Au cœur des échanges, les rapports de contrôle du Conseil régional du contrôle des assurances (CRCA), bras opérationnel de la CIMA, ont révélé des pistes de réforme pour moderniser la régulation du secteur et renforcer la protection des assurés, notamment en matière de règlement rapide des sinistres.

Le président du Conseil des ministres, Alousséni Sanou (Mali), a souligné l'adoption de nouveaux textes visant à adapter le cadre juridique aux défis actuels, notamment sécuritaires : « Nous avons revu certains textes pour mieux lutter contre le blanchiment et renforcer la sécurité juridique des assurés ».

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La qualité du portefeuille global du secteur CIMA, la conformité réglementaire et les enjeux liés à l'assurance-vie ont également été débattus.

M. Sanou a salué l'accueil des autorités togolaises et les efforts logistiques fournis, notamment la mise à disposition des infrastructures techniques de la BCEAO pour assurer une participation hybride.

Créée pour harmoniser les législations et assurer une régulation efficace du secteur des assurances dans les pays francophones d'Afrique subsaharienne, la CIMA joue un rôle stratégique dans le développement d'un marché sain, résilient et attractif pour les investisseurs.

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