Au Congo-Brazzaville, un avocat, Maître Bob Kaben Massouka, a été enlevé. Il est retenu, depuis mercredi 9 juillet, par les agents de la Centrale d'intelligence et de la documentation (CID), le service de renseignements. L'alerte a été lancée par le Barreau de Brazzaville qui a décidé, vendredi 11 juillet, de se mettre en grève.
Les hommes en toges de la capitale se sont réunis, vendredi, en assemblée générale extraordinaire. « Au sortir de là, nous avons pris deux principales décisions : la première est celle qui consistait à saisir les autorités administratives pour protester contre l'enlèvement de notre confrère, Me Bob Kaben Massouka, avocat au barreau de Brazzaville et en même temps membre du Conseil du barreau. La deuxième décision est, pour nous, la suspension de toutes nos activités jusqu'à nouvelle décision », nous déclare Me Andrée Brigitte Nzingoula, bâtonnier du barreau de Brazzaville.
Mercredi, l'avocat Bob Kaben Massouka a été interpellé, en pleine nuit, dans un quartier populaire de Brazzaville, sans que sa famille, le barreau ou le Procureur de la République ne soient saisis.
Une démarche dénoncée par Me Nzingoula
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
« La Constitution de notre pays précise que lorsqu'une personne est en état d'arrestation, on a l'obligation de lui notifier les motifs de son arrestation et lui donner la possibilité de contacter ses proches pour dire qu'il est en état d'arrestation. Là, rien n'a été fait. Il a donc été enlevé et actuellement il est séquestré dans les geôles de la Centrale de l'intelligence et de documentation », s'indigne-t-elle.
Au sein du Barreau, personne ne comprend cette arrestation et l'institution exige la libération immédiate de Bob Kaben Massouka.
À lire aussiCongo-Brazzaville: une ONG alerte sur l'augmentation des violations des droits humains