Sénégal: Les avocats du chroniqueur Badara Gadiaga s'inquiètent de ses conditions de détention

Le célèbre chroniqueur sénégalais Badara Gadiaga a été présenté au procureur vendredi dernier après son arrestation mercredi. Hier, dimanche 13 juillet au soir, ses avocats n'avaient toujours pas eu le droit de le voir. Les conseils du chroniqueur sont donc inquiets notamment concernant les conditions de détention de leur client.

Badara Gadiaga a été placé en garde à vue mercredi 9 juillet « pour discours contraire aux bonnes moeurs » après s'être exprimé au cours d'un débat télévisé sur le procès qui a opposé Ousmane Sonko, alors opposant, à la masseuse Adji Sarr qui l'accusait de viol.

Badara Gadiaga répondait au député du Pastef Amadou Ba l'accusait de falsification de diplôme, que le Pastef n'avait pas de leçons de morale à donner, vu que leur chef de parti avait été condamné pour « corruption de la jeunesse ». Une référence directe au procès qui a opposé Ousmane Sonko, alors qu'il était encore opposant, à Adji Sarr, ancienne employée d'un salon de massage qui l'accusait de « viols répétés ».

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Dimanche soir, ses avocats se sont inquiétés de ses conditions de détention, dénonçant dans un communiqué une violation de ses droits. C'est ce que nous explique Maître Alioune Badara Fall, du pool des avocats du journaliste de la Télé Futur Media Badara Gadiaga, joint par notre correspondant à Dakar, Birahim Touré.

« Nous avocats, on a le droit de voir nos clients en toutes circonstances... Le procureur de la République a ouvert une instruction judiciaire et l'a confiée au doyen des juges d'instruction. Et comme il n'a pas pu l'inculper le vendredi, il y a eu un retour au parquet. Nous avons été informés de cette situation et nous nous sommes rendus au commissariat central mais on n'a pas pu voir notre client. Le commissaire (nous a dit) qu'il a reçu des instructions pour ne pas accepter de visite... C'est la raison pour laquelle nous avons sorti ce communiqué, pour dénoncer cette violation manifeste de ses droits. Nous comptons également saisir l'autorité... »

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