Mauritanie: Les attentes de l'opposition pour «un vrai dialogue, sincère, avec quelqu'un de fiable»

En Mauritanie, le dialogue national s'ouvrira dans deux semaines, selon le coordinateur officiel Moussa Fall, et portera sur des réformes majeures. Parmi les principaux thèmes abordés figureront la lutte contre la corruption, la réforme du système judiciaire et la refonte du système éducatif. Le député d'opposition Biram Dah Abeid, président de la coalition anti-système, a déclaré ne pas être opposé au dialogue, tout en annonçant qu'il n'y participera pas.

Joint par le correspondant de RFI Fulfulde, Oumar Elhadj Thiam, le député Biram Dah Abeid justifie sa décision par l'inefficacité des dialogues précédents qui, selon lui, n'ont abouti à aucun résultat concret.

« Je suis un homme de dialogue, je suis un homme de paix, un homme de discussion, un homme de négociation. Pour moi, les problèmes ne peuvent être résolus que par le dialogue, mais je parle d'un vrai dialogue, sincère, avec quelqu'un de fiable.

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La seule solution qui puisse me pousser à accepter d'y adhérer, c'est que Ghazouani [ Le président Mohamed Ould Ghazouani ] prenne des mesures, des mesures légales, urgentes, de rétablissement de la justice. Premièrement, il faut que lui-même s'engage à être garant de ce dialogue, de ses résultats, de son déroulement, de ses résultats et de leur application.

Il faut qu'il soit garant des grands thèmes nationaux de priorité absolue qui doivent être posés dans ce dialogue. Les thèmes sont connus : il y a des partis politiques interdits, il y a beaucoup de gens en Mauritanie qui sont des esclaves, privés de leurs droits, privés de leur humanité. Il y a tous les Mauritaniens de toutes les ethnies qui sont privés de leurs droits de citoyens. Il faut ouvrir une enquête judiciaire sur les martyrs de Kaédi qui ont été tués de sang-froid, en 2024, au cours des événements post-électoraux. »

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