Ile Maurice: Cinq ans après le naufrage, les compensations toujours en attente

Une visite à forte portée symbolique s'est tenue la semaine dernière au New Treasury Building, à Port-Louis. Le PDG de Mitsui O.S.K. Lines Ltd, Takeshi Hashimoto, a rencontré le Premier ministre, Navin Ramgoolam, dans le cadre d'une visite de courtoisie. Accompagné de l'ambassadeur du Japon à Maurice, Masahiro Kan, le dirigeant de la multinationale japonaise a évoqué des perspectives de coopération renforcée entre Maurice et le Japon, notamment dans les secteurs portuaire et maritime.

Mais en toile de fond plane toujours l'ombre du MV Wakashio. Cinq ans après le naufrage du vraquier japonais sur les récifs de Pointe-d'Esny, les blessures écologiques et sociales restent ouvertes. Les pêcheurs et travailleurs côtiers, lourdement affectés par la marée noire, attendent toujours une réparation digne de ce nom.

Une aide temporaire et une compensation partielle ont été versées par les autorités et l'assureur du navire, mais ces montants sont jugés très insuffisants par les victimes. Depuis, aucune avancée notable n'a été signalée. Plus de sept mois après une première interpellation au Parlement, le député Tony Apollon revient à la charge.

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Il questionne à nouveau le ministre de l'Économie bleue sur l'état des compensations et demande si le rapport de la commission d'enquête sur la catastrophe sera rendu public.

Alors que le bureau du procureur général poursuit l'examen des voies juridiques disponibles, une certitude demeure: les victimes attendent toujours réparation. La récente visite du PDG de Mitsui, aussi cordiale soit-elle, ne doit pas faire oublier que le combat pour la justice est loin d'être terminé.

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