Il y a ceux qui travaillent toute leur vie pour avoir un Nobel, un prix, une distinction qui reconnaisse leurs mérites. Ce n'est pas à la portée de tout le monde. Surtout qu'il y aura toujours ceux qui feront tout pour mettre les bâtons dans les roues de ceux qui sont en place.
Dans une fédération, par exemple, de quoi pourrait rêver un membre fédéral de la FTF en cette période de relâche et avant la reprise?
De ne plus recevoir ces communications qu'adresse la Fifa enjoignant les clubs tunisiens fautifs de payer leurs dettes et régler leurs situations avec leurs joueurs ou leurs techniciens. Ou encore une qualification à un stade avancé en coupe d'Afrique et passer au deuxième tour au prochain Mondial. Cela permettra de relancer la trésorerie et remettra à jour nombre de nos projets en suspens faute de moyens.
S'il est membre de la DNA, il rêvera d'une direction qui pourra sauver la situation et mettre un terme à ce laissé pour compte qu'est l'arbitrage. Là-dessus, personne ne connaît le programme et ce qui a été fait sur le plan de la formation, du recrutement et autres initiatives visant un saut qualitatif.
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En fin de compte, il semble que l'arbitrage doit être l'objet d'une étude sérieuse pour sa reprise en main. Par qui, comment, à partir de quels critères ?
En l'absence de dialogue, de stratégie, de plan de communication, de connaissance réelle des problèmes par des personnes proches, il sera difficile de le redresser.
Dans tous les pays du monde, il y a des problèmes d'arbitrage.
On ne peut se contenter de protéger l'arbitre en le fourrant dans un cocon qui l'isole des réalités. Ce n'est pas la meilleure solution.
Ne parlons pas de la VAR, ce serpent de mer qui apparaît et disparaît on ne sait comment. Sera-t-elle de la partie dès le coup d'envoi ?
Est-ce encore un système inventé et mis à la disposition des riches ? Pour les autres, suffit-il que l'arbitre jure, la main sur le coeur, que c'est un hors-jeu ou un but pour que l'on entérine ?
Mais le plus curieux, c'est que l'on n'a pas beaucoup d'informations à propos de nos jeunes. Est-ce que parce que nos clubs et nos différentes sélections ont pris l'habitude d'aller à la chasse des perles rares à l'étranger, en recrutant les moins de vingt et un ans? Il est vrai que c'est plus commode, que cela coûte moins d'argent et qu'en cas de problèmes, on pourra toujours dire que c'est la faute des autres. A qui la faute justement dans cette erreur stratégique majeure, qui appauvrit notre football et fausse toutes les prévisions ?
Autre problème, le public. Jusqu'à quand va-t-on continuer à jouer face à des gradins unicolores?
Cela porte préjudice aux clubs qui perdent les bénéfices des recettes, de l'argent frais dont ils ont besoin et dénature le spectacle et le milieu ambiant que constitue un match de football.
On pourrait commencer par permettre aux clubs disposant de «stadiers» l'ouverture des gradins d'en face pour éviter les contacts aux clubs visiteurs, en attendant un retour à la normale. Il est à signaler qu'une fois l'orage passé, ni la fédération, ni les clubs n'ont tenu la promesse de mettre en place ce corps des « stadiers » pour améliorer l'organisation et éviter au service d'ordre des interventions qui ne sont pas de son ressort et qui l'exposent à des problèmes dont il pourrait se passer.
On a encore le temps d'agir et le fait de passer à l'exécution pourrait encourager les clubs à se décider pour améliorer, d'une part, le contrôle du public et, d'autre part, bénéficier de ressources financières non négligeables.
Il n'est pas interdit de rêver.