Ethiopie: Pression des réseaux sociaux pour la reprise de l'enquête sur la mort du mannequin Keneni Aduga

En mars dernier, la mort de la modèle et influenceuse populaire, Keneni Adugna avait secoué l'Éthiopie. La jeune femme de 25 ans serait tombée du cinquième étage, de la fenêtre de son appartement où elle vivait avec son compagnon Andualem Gosa, un chanteur très écouté dans le pays. Une pétition a été créée pour relancer l'enquête suite à la publication de photographies sur les réseaux sociaux. Quant au compagnon de la victime, suite à ces photos sur les réseaux sociaux, un prix lui a même été retiré.

Les photos de la mannequin diffusées sur les réseaux sociaux depuis le drame relancent les soupçons de violences domestiques. Sur des selfies, la jeune femme se montre le visage tuméfié et la bouche ensanglantée. Ces clichés, dont la provenance n'a pas été établie, ont été diffusées sur les réseaux sociaux après la clôture de l'enquête par la justice sur la mort de Keneni Adugna.

Accepter Gérer mes choix Face à ces nouveaux éléments publics, le média féministe éthiopien, Addis Powerhouse a lancé une pétition qui a recueilli presque 25 000 signatures en quinze jours et fait enfler la polémique sur internet au point que la fondation Hachalou Hodessa qui avait remis le prix du meilleur album au chanteur et ex-compagnon du mannequin a décidé de lui retirer la semaine dernière. Dans un communiqué, la fondation a admis que la sélection pour la récompense remise fin juin n'avait pas respecté les valeurs qu'elle défend.

Accepter Gérer mes choix Une décision saluée sur les réseaux sociaux, mais aussi regrettée par certains utilisateurs qui rappellent que l'homme, qui avait d'abord été arrêté, a ensuite été relâché par la justice pour manque de preuve. Le chanteur était présent dans l'appartement au moment des faits, mais les investigations n'ont pas pu établir s'il s'agissait d'un suicide, d'un homicide ou d'un accident.

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La pétition demande donc qu'une nouvelle enquête soit donc ouverte et interpelle le ministère de la Justice de l'Éthiopie afin que les violences domestiques soient mieux prises en compte dans la loi et que les victimes obtiennent justice.

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