La Tunisie affirme sa souveraineté judiciaire.
Ces derniers mois, la justice a prononcé une série de jugements. En ciblant plusieurs dizaines de figures politiques, d'hommes d'affaires, de sécuritaires impliqués dans des dossiers qualifiés de hautement sensibles, elle a démontré son impartialité et sa détermination à faire prévaloir l'État de droit et des institutions. Ces jugements, prononcés en toute équité, témoignent d'un fait : nul n'échappe à la responsabilité, surtout lorsqu'il s'agit d'atteintes graves à la sûreté de l'État.
Des procès tentaculaires pour complot contre l'État sont venus dénuder les réelles intentions d'un groupe de figures politiques et d'homme d'affaires ainsi que de hauts cadres sécuritaires qui étaient prêts à pactiser avec le diable et s'allier avec des lobbies étrangers à des fins subversives. Même les prises de position constantes de la Tunisie en faveur de la cause palestinienne sont récupérées par des pantins en fuite à l'étranger, qui s'en servent pour tenter d'alimenter des campagnes de pression contre le pouvoir en place.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Plusieurs affaires judiciaires hautement sensibles ont retenu l'attention de l'opinion publique en raison de la gravité des faits reprochés et de la nature des chefs d'accusation. On cite, à titre d'exemples, les affaires de complot contre la sûreté de l'État (1 et 2), des réseaux de départ au Jihad, Instalingo, où de lourdes peines ont été récemment prononcées, en particulier à l'encontre d'anciens ministres, de dirigeants de partis politiques, d'hommes d'affaires, d'ex-hauts responsables sécuritaires.
Les charges retenues sont particulièrement lourdes : complot contre la sûreté de l'État, appartenance à une entente terroriste, incitation à la guerre civile, trouble à l'ordre public et atteinte à la sécurité alimentaire, blanchiment d'argent... Certains accusés en fuite ont été condamnés par contumace, avec exécution immédiate des peines, conformément à la législation en vigueur.
C'est là un signe fort d'un État décidé à se faire respecter, à faire appliquer la loi même face à des figures de premier plan qui se croyaient « intouchables ».
En appliquant la loi dans les règles, malgré la complexité et la portée de ces affaires, la justice tunisienne montre qu'elle reste le pilier central de l'État de droit. Peu importe les noms.