Changer vers un autre club, même rival, n'est plus un événement extraordinaire. Tout est dicté par l'intérêt financier.
Au tout début de l'instauration du professionnalisme, on avait présumé que ce sera difficile. Au niveau des clubs, il n' a y a pas une réglementation, des lois qui régissaient le tout. Il n'y avait donc pas de problèmes majeurs. Mais c'est au niveau du public que les difficultés ont mis du temps pour s'éclipser. Et encore, il y a des joueurs étiquetés comme d'obédience reconnue, qui hésitaient
à rentrer dans leurs villes d'origine pour voir leurs familles, par crainte des provocations ou des agressions verbales ou même physiques des supporters locaux.
Et petit à petit, on a commencé à tolérer, à comprendre ces «trahisons». Souayeh qui du CSS est venu à l'Espérance, Maâloul qui a quitté l'Espérance pour endosser la casquette de l'ennemi héréditaire, le Club Africain, imité d'ailleurs par Darragi, Mouelhi qui opta pour les « Sang et Or», etc.
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Mais ce n'était pas seulement des «Professionnels» qui changeaient d'employeurs. Chacun avait ses raisons. Elles importaient peu ces raisons, mais l'opinion publique commençait à comprendre les raisons de ces mouvements. Au point d'en faire des périodes attendues, largement commentées et surtout pleines de bouleversements. Les grosses sommes engagées nourrissent ces échos, rumeurs et confirmations dont les répercussions étaient palpables.
Une carrière, ça passe vite
Les réseaux sociaux sont, en cette période de « mercato », envahis par les réactions de ceux qui traitent de tous les noms d'oiseaux ceux qui ont décidé de changer de camp. Normal, pour qui le football est un gagne-pain, où le temps compte. Une carrière ça passe vite. On est à la merci d'une vilaine blessure qui pourrait tout fausser.
On privilégiait, il est vrai, le cheminement d'une carrière au sein de son club, mais l'attrait de l'argent a fini par prendre le dessus. Il y a ceux qui ont sacrifié une belle carrière pour justement assurer leur avenir. Les dernières hésitations s'écroulaient face aux propositions de plus en plus empressées, de plus en plus convaincantes.
Il faudrait, de toutes les manières, faire la part des choses et comprendre que ce milieu infernal, qui prédomine à l'occasion de ces périodes... infernales, fait partie de ce sport professionnel où les puristes n'ont plus droit de cité.