Trois personnes accusées de financer le groupe État islamique en Afrique ont été sanctionnées par le Centre contre le financement du terrorisme qui regroupe les États-Unis et six pays du golfe Persique. Elles sont accusées de faciliter les activités du groupe terroriste en République démocratique du Congo, en Somalie et en Afrique du Sud. Qui sont-elles ?
Parmi ces personnes, il y a une femme de nationalité ougandaise, Hamidah Nabagala. Cette dernière résiderait en RDC. Elle est accusée de servir d'intermédiaire pour financer l'État islamique (EI) en Afrique centrale et d'aider plus précisément au financement des ADF, ce groupe armé qui sévit dans l'est de la RDC et qui a prêté allégeance à l'EI, il y a sept ans. Elle est également accusée d'avoir aidé au financement d'un attentat à Kampala en Ouganda en 2021.
Il y a également un Sud-Africain, Zayd Gangat, résident dans ce pays. Il est accusé de faciliter le financement, le recrutement et la formation de membres de l'État Islamique. Il est notamment soupçonné de racket, braquage et de kidnapping en Afrique du Sud pour lever des fonds pour l'EI. Pour rappel, l'Afrique du Sud a longtemps été soupçonnée d'être un lieu de transit de fond et de recrutement pour l'État islamique.
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La troisième personne est Abdiweli Mohamed Yusuf, de nationalité somalienne, qui résiderait en Somalie. Haut responsable du groupe somalien al-Shebab, affilié à l'EI, il est accusé de jouer un rôle clé dans le recrutement de combattants étrangers et dans la livraison de matériels et munitions pour l'EI en Somalie.
Ces trois personnes sont déjà sous sanctions du Trésor américain. Le fait de les placer sur une liste du Centre contre le financement du terrorisme, qui est une structure régionale qui rassemble sept pays - dont le Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et les États-Unis - permet, en théorie, de coordonner la lutte contre le financement du terrorisme. Et ce, en échangeant des informations et en imposant des sanctions conjointes.