En Côte d'Ivoire, la cour d'appel d'Abidjan a confirmé ce mercredi 16 juillet 2025 la peine de deux ans de prison ferme prononcée contre Ghislain Assy. En première instance, le syndicaliste avait été reconnu coupable de « coalition d'agent public » et « entrave au fonctionnement du service public » au moment de la grève des enseignants début avril 2025. Les juges ne lui ont pas décerné de mandat de dépôt.
À la sortie de la salle d'audience, Ghislain Assy tombe dans les bras de ses proches. Le syndicaliste est soulagé d'être libre, mais pas seulement...
« Tout homme a besoin de liberté, et si aujourd'hui, je retourne libre en famille, je pense que c'est déjà bénéfique. Mais pour la condamnation, vraiment, c'est déplorable pour notre justice », déclare-t-il.
Car Ghislain Assy voit l'arrêt de la cour d'appel comme la confirmation d'une entrave à sa liberté syndicale. L'enseignant avait été arrêté début avril pour avoir relayé l'appel à la grève de l'IS-Mena. L'intersyndicale de l'enseignement réclame une prime d'incitation pour les fonctionnaires de l'Éducation nationale.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
David Bli Blé, porte-parole de l'IS-Mena : « Nous allons continuer la lutte jusqu'à ce que notre camarade retrouve sa totale liberté parce que la liberté syndicale est un droit acquis. Nos "hommes de droit" doivent respecter cette liberté syndicale ».
Ghislain Assy entend donc contester la décision. Son avocat Léon-Paul Boto : « Nous ne pouvons pas accepter que pour avoir simplement distribuer un mot d'ordre de grève, un citoyen, un syndicaliste reconnu puisse écoper de 24 mois de prison. Pour nous, c'est inacceptable ».
Me Léon Paul Boto annonce l'intention de son client de se pourvoir en cassation.