En RDC, l'Alliance des autorités traditionnelles et coutumières du Congo, l'une des principales corporations des chefs traditionnels dans le pays a dénoncé auprès du procureur général près la Cour de cassation l'usurpation d'attribution. Les deux églises avancent dans des consultations en vue d'un dialogue pour le pacte social alors que le pays traverse une crise politique et sécuritaire avec une partie de l'est du pays qui échappe à Kinshasa.
En RDC, les chefs traditionnels estiment aujourd'hui qu'il leur revient de rechercher la cohésion nationale et non aux hommes prédicateurs en soutane. « Notre plainte, c'est sur la violation fragrante de l'article 207 alinéa 4 qui stipule que la cohésion nationale est confiée aux autorités traditionnelles que nous sommes. S'il y a un problème, qu'il soit à l'est ou à l'ouest, ce sont les autorités traditionnelles qui doivent s'organiser pour aller vers leurs enfants et leur demander de faire la paix », souligne Emmanuel Kabuya Lemba Lemba de l'Alliance des autorités traditionnelles et coutumières pour le grand Congo.
Avant d'ajouter : « Nous demandons à ces enfants de se retirer vite. Ce sont des usurpateurs. Nous, nous sommes des sages. Comment la syncope peut se permettre d'aller sillonner partout sans pour autant nous associer. Ils devraient se référer à nous. Nous ne sommes pas contre eux, mais nous voulons que les choses se passent normalement, qu'ils viennent nous faire rapport de tout ce qu'ils ont fait pour nous permettre de s'organiser et convoquer un dialogue sincère. On ne peut pas nous négliger parce que dans tout ce qu'ils sont en train de faire, sans respecter la Constitution, ça n'ira nulle part. Et nous, en tant que propriétaire de la terre, nous ne pouvons pas cautionner ça », termine-t-il.