Le ministère de l'Éducation nationale a dévoilé les résultats nationaux du Brevet d'Études du Premier Cycle (BEPC) session 2025 : sur 254 510 candidats ayant effectivement composé, seuls 137 748 ont été admis, soit un taux de réussite global de 54,16 %. Un chiffre en légère hausse par rapport à 2024, mais qui reste préoccupant pour l'avenir du système éducatif guinéen.
Dans le détail, les filières de l'enseignement général (EG) concentrent la majorité des inscrits, avec 254 829 candidats enregistrés, dont 173 457 garçons et 81 372 filles. Parmi eux, 246 857 élèves ont effectivement composé, et 133 375 ont été déclarés admis, soit un taux de réussite de 54,09 % pour les garçons et 53,91 % pour les filles.
Du côté de l'enseignement franco-arabe (FA), plus modeste en effectifs, 6 180 candidats sur 8 033 inscrits ont composé, pour 3 472 admis, ce qui représente un taux de réussite légèrement supérieur : 56,18 % pour les garçons et 56,85 % pour les filles.
Une réussite en légère progression mais des défis persistants
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Si le taux de réussite global de 2025 (54,16 %) dépasse celui de 2024 (52,32 % selon les données officielles), il révèle néanmoins que près d'un élève sur deux échoue à cette étape cruciale de sa scolarité. Un constat qui alimente les débats sur l'efficacité des réformes engagées dans le secteur éducatif.
Le BEPC représente en Guinée une charnière entre le premier cycle et le lycée. Un échec massif à ce niveau peut aggraver le décrochage scolaire et compromettre les objectifs du gouvernement en matière d'éducation pour tous.
Des disparités à surveiller
Bien que les écarts de réussite entre filles et garçons soient minimes cette année, les femmes restent sous-représentées dans les effectifs, surtout dans les filières techniques ou spécifiques comme le franco-arabe. Ce déséquilibre questionne l'accès des filles à une scolarité complète et équitable.
Le BEPC 2025 laisse entrevoir des signes de progrès fragiles, mais les résultats soulignent surtout l'ampleur des défis à relever. La question de la qualité de l'enseignement, de l'encadrement pédagogique et des inégalités scolaires demeure centrale, si la Guinée veut améliorer durablement le niveau de ses élèves.