En pleine expansion, le marché des OPCVM (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) reste un pilier de l'épargne et de l'investissement en Tunisie, selon une note publiée le 15 juillet par l'intermédiaire en Bourse « Tunisie Valeurs ».
Malgré un contexte monétaire restrictif en 2024, les OPCVM ont enregistré une forte progression, avec un encours dépassant les 7 milliards de dinars.
Les OPCVM obligataires, perçus comme des valeurs refuges, ont dominé la collecte, tandis que les OPCVM mixtes ont également affiché une croissance notable.
En 2025, cette tendance s'est confirmée, avec une hausse de 22,8 % des actifs sous gestion, selon la note de recherche intitulée « Le marché des OPCVM en Tunisie, un marché en plein essor ».
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Impact de la baisse du taux directeur
Pour « Tunisie Valeurs », la réduction du taux directeur en 2025 (de 8 % à 7,5 %) a eu un double effet sur les OPCVM obligataires.
À court terme, cette baisse a soutenu leur valorisation. Cependant, à plus long terme, elle pourrait réduire leur rendement et leur compétitivité face aux produits bancaires.
Les OPCVM sont des instruments financiers qui permettent aux épargnants d'investir collectivement sur les marchés financiers.
En Tunisie, ils jouent un rôle central dans le financement de l'économie et la stabilisation du marché des capitaux.
En 2024, ils représentaient une part significative des encours obligataires et des échanges boursiers, confirmant leur attractivité auprès des investisseurs.
Les OPCVM regroupent les SICAV (Sociétés d'Investissement à Capital Variable) et les FCP (Fonds Communs de Placement). Ils se déclinent en trois grandes catégories : obligataires, mixtes et actions, avec des sous-catégories définies selon leur niveau de risque. Depuis 2016, des OPCVM institutionnels ont également vu le jour, renforçant davantage la profondeur du marché.
Les OPCVM monétaires, qui offrent à la fois liquidité et sécurité pour les placements à court terme, complètent l'offre existante. Régulés depuis 2018, ils représentent une nouvelle source de financement pour l'État et les entreprises.
Toutefois, leur succès dépendra de leur capacité à concilier rendement et stabilité, conclut « Tunisie Valeurs ».