Selon les avocats de l'ancien Premier ministre, l'information judiciaire est close depuis mardi 15 juillet et le dossier a été transmis au parquet général pour un éventuel jugement. Le président du parti les Transformateurs est donc maintenu en détention préventive, depuis plus de deux mois. Dans une conférence de presse organisée le jeudi 17 juillet au QG du parti, son collectif d'avocats dénonce « une machination politique » et une procédure judiciaire entachées d'irrégularités.
Au Tchad, l'ancien Premier ministre est accusé d'avoir orchestré le massacre de 42 éleveurs à Mandakao le 14 mai, ce qu'il a toujours nié. « Aucun élément nouveau » n'a été révélé à l'issue de l'information judiciaire désormais close, affirme le porte-parole du Collectif des avocats de Succès Masra. « Cette décision du juge d'instruction, vide de motivation et d'indices, vient confirmer la machination politique contre notre client et que nous avons décelée et clamée dès notre première communication sur le dossier », explique maître Kadjilembaye Francis.
Les avocats de l'État tchadien, qui s'est porté partie civile dans la procédure, affirment qu'un audio de Succès Masra, diffusé en 2023, aurait été à l'origine des massacres intercommunautaires à Mandakao en mai dernier. Mais selon les avocats de l'ancien Premier ministre, aucune des personnes inculpées à la suite du massacre n'a fait allusion à Succès Masra ou à son audio. « Cette déclaration n'est que mensongère et guidée par le seul souci de soutenir artificiellement les raisons politiques ayant commandé l'arrestation de Succès Masra », ajoute maître Kadjilembaye Francis.
Les avocats de Succès Masra espéraient un non-lieu et donc la libération de leur client. Mais pour le moment, il est maintenu en détention préventive.
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