Togo Matin évoque vendredi un départ historique qui marque un tournant dans les relations entre la France et l'Afrique de l'Ouest : Paris va mettre fin à sa présence militaire permanente au Sénégal.
Selon les informations publiées, cette décision s'inscrit dans un repositionnement stratégique global de l'armée française sur le continent, amorcé depuis plusieurs mois. Après la fermeture des bases au Mali, au Burkina Faso et au Niger, c'est désormais au tour du Sénégal de voir la fin d'une ère vieille de plusieurs décennies.
La base militaire française de Dakar, héritée de la période coloniale, représentait jusqu'ici un symbole fort de l'influence sécuritaire française dans la région. Officiellement utilisée pour des opérations de coopération, de formation, et de soutien logistique, elle abritait encore plusieurs centaines de soldats français.
Sa fermeture annoncée marque donc la fin d'une présence militaire continue de la France au Sénégal depuis l'indépendance en 1960.
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Le retrait du Sénégal ne constitue pas un cas isolé. Il s'inscrit dans une stratégie plus large visant à revoir la posture militaire française en Afrique, avec une transition vers des partenariats "moins visibles, plus discrets", selon des sources proches du ministère des Armées.
Cette évolution intervient dans un contexte de rejet croissant de la présence militaire étrangère dans plusieurs pays africains, notamment en Afrique de l'Ouest. En cause : une perception d'ingérence, des résultats mitigés dans la lutte contre le terrorisme, et un regain de souverainisme dans de nombreux États de la région.
Même au Sénégal, pays traditionnellement perçu comme un allié fidèle de la France, la question de la souveraineté militaire commençait à être posée dans les milieux politiques et citoyens.