Le mot d'ordre de grève de 48 heures décrété hier, jeudi 17 juillet, par l'Entente Syt-just-UNTJ a été largement suivi par les travailleurs de la Justice au niveau du Tribunal de Grande Instance de Saint-Louis où tout le service est paralysé sauf les audiences de jugement des flagrants délits qui se sont tenues.
Le scénario sur les grèves notées dans le secteur de la Justice est loin de connaître son épilogue. L'Entente Sytjust-UNTJ a encore décrété hier, jeudi, un nouveau mot d'ordre de grève de 48 heures qui est largement suivi par les travailleurs de la Justice. Le service est resté dysfonctionnel au niveau du Tribunal de Grande Instance de Saint-Louis où tout est aux arrêts sauf les audiences de jugements des flagrants délits. Tous les autres services sont paralysés. Une situation qui a fini d'affecter les usagers qui ne peuvent plus déposer ou récupérer leurs documents, à savoir les casiers judiciaires, documents de jugement, régies de commerce, certificats de nationalité, jugements de naissance entre autres.
Mais pour le greffier Me Mamadou Ndiaye, chargé de communication de l'Entente Sytjust-UNTJ, cette grève est légitime en ce sens qu'ils réclament leurs droits et plaident pour la cor- rection d'une injustice. « Un mois de grève c'est trop pour un pays qui se veut respectable, un mois de grève pour exiger le respect des questions statutaires des travailleurs. C'est légitime et les impacts sont énormes aujourd'hui car l'économie et l'investissement souffrent mais finalement les droits humains ont pris un coup dur », a-t-il regretté. Il s'est réjoui
que des membres de la société civile en l'occurrence le Forum du justifiable montent au créneau pour dénoncer cette grève. « Ce dernier nous a beaucoup soutenus et continue de nous soutenir parce que comprenant le rôle stratégique
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
que jouent les travailleurs de la Justice. Il nous a soutenus mais nous lui demandons de continuer à appeler l'intervention du Premier ministre qui me semble être la seule personne capable de régler ce problème de manière définitive. Parce que voilà au minimum trois à quatre rencontres que nous tenons avec le Ministère de la Fonction Publique mais chaque fois le blocus est là et il y a aucun effort de dialogue productif.
Donc, il me semble qu'aujourd'hui pour l'intérêt supérieur de la nation, des travailleurs de la Justice mais surtout du justiciable, l'affaire doit être posée sur la table du Premier ministre qui me semble-t-il est la seule autorité capable de régler définitivement le problème », a suggéré Me Ndiaye. À quand la fin de cette grève des travailleurs de la justice ? C'est la question que se posent présentement les usagers qui malheureusement sont obligés de garder leur mal en patience. Mais le greffier de rappeler que l'Entente réaffirme son attachement au dialogue sincère, au respect des principes de médiation et à la recherche d'une solution équitable, dans l'intérêt du service public de la Justice et des travailleurs qui le font vivre.