Congo-Kinshasa: Derniers réglages !

Plus de peur que mal après la tentative de la délégation de l'AFC/M23, sous l'instigation du Rwanda, de quitter la salle accusant la médiation américaine de partialité. Les choses sont rentrées dans l'ordre après le coup de semonce de l'envoyé spécial de Donald Trump alors que les négociations entre les deux délégations se trouvent dans leur phase finale. L'heure est aux derniers réglages. Pour preuve, sur les fronts, les affrontements auraient baissé en intensité.

Cependant, une avancée dans ce processus lors de la tenue du conseil des ministres, du mercredi dernier à Urugwiro Village au Rwanda, sous la direction du Président Kagame. Parmi les décisions prises, figure la ratification officielle de l'accord de paix entre la RDC et le Rwanda, signé le 27 juin dernier à Washington.

Pour la première fois, Kigali a reconnu que cet accord constitue une avancée significative vers la résolution des préoccupations sécuritaires de son pays, le rétablissement de la paix dans la région des Grands Lacs et le renforcement de l'intégration économique régionale.

Le Rwanda a, par ailleurs, réaffirmé son engagement à mettre en oeuvre les dispositions de l'accord, tout en saluant les efforts parallèles menés à Doha avec l'appui de l'Union africaine.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

En attendant, Washington et Doha se sont fixés, au plus tard, fin juillet pour clôturer cette dernière étape des pourparlers. Il sied, de ce point de vue, de rappeler que les négociations de la capitale qatarie restent tributaires de l'accord de Washington en vue de régler intégralement la crise d'instabilité à l'Est de la RDC.

Si Washington a permis de rapprocher Tshisekedi et Kagame, Doha va prendre en charge les négociations entre la délégation de Kinshasa et celle de Goma. De cette façon, les deux accords fusionnés permettront de cimenter une paix définitive après une trentaine d'années des violences à l'Est congolais.

Entretemps, une dynamique interne de l'opposition soutenue par la CENCO et l'ECC remue ciel et terre pour un dialogue inclusif. Doha doit avoir pris en charge une partie des revendications exprimées dans le cahier de charge des prélats catholiques et protestants.

Mais, celles qui n'auront pas rencontré l'assentiment de la classe politique, feront l'objet de nouvelles discussions. D'où la nécessité d'une réunion préparatoire pour élaguer des points déjà épuisés par Doha et Washington afin d'éviter le double emploi.

La difficulté d'un tel forum entre congolais, c'est le respect du timing qui fait largement défaut. Chacun en pareille circonstance cherche à jouer sa propre carte de survie politique.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.