TLDR
- Mediamax Network Ltd, la société mère de K24 TV et People Daily, a annoncé une nouvelle série de suppressions d'emplois, la sixième en quatre ans.
- Le PDG, Ken Ngaruiya, a expliqué la restructuration par l'évolution des habitudes de consommation, les bouleversements numériques et ce qu'il a appelé les "réglementations gouvernementales punitives".
- Le personnel licencié recevra un salaire pour les jours travaillés, une indemnité de préavis, des congés accumulés et une indemnité de départ égale à 15 jours par année de service accomplie, déduction faite de toute dette en suspens
Mediamax Network Ltd, la société mère de K24 TV et People Daily, a annoncé une nouvelle série de suppressions d'emplois, la sixième en quatre ans. La société n'a pas révélé le nombre d'employés concernés.
Dans un mémo interne, le PDG Ken Ngaruiya a cité l'évolution des habitudes de consommation, les bouleversements numériques et ce qu'il a appelé les "réglementations gouvernementales punitives" comme raisons de la restructuration. Il a ajouté que la baisse des ventes et un environnement macroéconomique difficile avaient contraint l'entreprise à revoir son modèle d'exploitation.
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Le personnel licencié recevra des salaires pour les jours travaillés, une indemnité de préavis, des congés accumulés et une indemnité de départ égale à 15 jours par année de service, moins les dettes en cours, a rapporté TechCabal.
Mediamax rejoint d'autres entreprises de médias kenyanes confrontées à des problèmes similaires. Nation Media Group a supprimé 16 emplois à la mi-2024, et Standard Group a licencié plus de 300 employés en août. Les retards de paiement de la part des annonceurs gouvernementaux et les restrictions imposées aux annonces de paris ont encore réduit les revenus.
Points clés à retenir
Les médias traditionnels du Kenya connaissent un déclin structurel. Plus de 500 journalistes ont perdu leur emploi au cours des deux dernières années, alors que les entreprises de presse s'efforcent de s'adapter à la diminution de la diffusion de la presse écrite, à la baisse des recettes publicitaires et aux bouleversements numériques.
Les leaders du secteur évoquent des retards de paiement de la part des gouvernements nationaux et régionaux, des restrictions sur les paris publicitaires - une source importante de revenus - et une politique gouvernementale visant à centraliser la publicité au sein d'une entité unique. Ces pressions reflètent les tendances mondiales, où les médias traditionnels sont en train de passer à des modèles numériques.
Toutefois, au Kenya, ce changement est aggravé par des contraintes réglementaires et de liquidité. En l'absence de réformes des politiques publicitaires et d'une monétisation numérique durable, la tendance aux licenciements risque de persister, ce qui affaiblira la diversité des médias et l'accès à un journalisme indépendant.