Tunisie: Orientation universitaire, à la Cité des sciences de Tunis A chacun son profil et ses tendances !

18 Juillet 2025

Grande affluence, ces jours-ci, à la Cité des sciences de Tunis, où se déroulent, à partir d'hier jusqu'à demain 19 juillet, les journées d'information nationales sur l'orientation universitaire à l'intention des lauréats du bac 2025. Cet événement fait suite à des manifestations similaires organisée récemment à l'échelle des régions dont Monastir et Mahdia, à titre d'exemple.

Aujourd'hui, réussir son choix d'orientation universitaire n'est pas de moindre importance, d'autant que le fait d'avoir sa spécialité de prédilection pourrait aboutir à son métier de passion. Bac en poche n'est, faut-il le dire, qu'un premier pas franchi dans la vie scolaire. Le reste est une autre paire de manches.

C'est que l'accès à l'université est tel qu'il exige, d'emblée, de prendre un bon départ. Il y a de quoi se poser toutes les questions qui y sont liées et s'informer des spécialités enseignées, leurs scores établis, critères de choix, leur potentiel d'employabilité et les perspectives professionnelles qu'elles peuvent favoriser ultérieurement. Soit, l'enjeu est d'autant plus décisif que l'on doit faire le bon choix et penser emploi.

La communication de mise !

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La question de l'orientation universitaire n'est plus un défi personnel du futur étudiant, mais aussi une cause vitale pour laquelle se mobilise pleinement toute famille tunisienne. Seuls, en groupes ou en compagnie de leurs parents, les jeunes bacheliers ont afflué, dès hier jeudi, dans l'enceinte de la Cité des sciences, en quête des informations et des éclaircissements censés répondre à leurs soucis et questionnements. Pour ce faire, des espaces sont aménagés pour accueillir ces lauréats du baccalauréat, afin d'assouvir leur soif du moindre détail sur les meilleures pistes qui mènent à la Faculté voulue.

Déboussolés, ces jeunes novices se sentent ainsi perdus dans leurs rêves. Leurs ambitions n'ont pas de limites. Ils voudraient, quand même, tout savoir pour distinguer le bon grain de l'ivraie. Ce qui peut les aider à se frayer un cursus académique réussi. Toujours est-il que la communication dans ce domaine semble de mise. Alors que l'information est la clé de voûte de l'orientation, laquelle s'érige en session de formation au monde universitaire.

Donnant le coup d'envoi de ces journées, tant attendues comme rendez-vous annuel incontournable, Mondher Belaid, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a, d'emblée, prodigué des conseils aux nouveaux bacheliers, les appelant à garder la confidentialité de leur mot de passe d'accès aux sites d'orientation universitaire, et de se contenter des données et informations officielles communiquées par le ministère. Et ce, afin de valider, dans les délais, leurs choix proposés, pour éviter tout abus ou incident technique pouvant surgir.

Bientôt, l'orientation en ligne

En fait, « l'opération de l'orientation, dans son 1er tour, aura lieu en ligne, du 23 au 27 de ce mois, et dont les résultats seront proclamés le 1er août prochain », déclare-t-il, pour plus de précision. L'objectif, poursuit le ministre, est de parvenir à répondre aux attentes de nos bacheliers, sauf qu'ils sont, eux aussi, conscients de l'ampleur de l'enjeu.

« Toujours est-il que l'élève aura à faire son choix, en tenant compte de ses résultats au bac, ses tendances académiques, son potentiel cognitif, ainsi que le nombre de places réservées aux filières de son choix... », recommande M. Belaid. Lui qui avait, dernièrement, annoncé que la capacité d'accueil de nos universités avoisine, a priori, quelque 78 730 places, tandis que le total de lauréats du baccalauréat, y compris la session principale et celle de contrôle, sont au nombre de 76 128 élèves.

D'ailleurs, ajoute-t-il, le guide d'orientation, qui sera bientôt fin prêt, servira de manuel de bonne pratique de choix de filières, en pouvant se référer au score de dernier orienté de 2023-2024. Comme dans tout domaine de formation, il y a, certes, des spécialités fort demandées et d'autres quasi boudées, dont le critère de choix repose essentiellement sur leur taux d'employabilité dans le marché du travail. Et c'est tout à fait logique, argue-t-il, que le ministère ferait ce qu'il faut faire pour mieux gérer les flux de nouveaux arrivants à l'université.

Conseils et recommandations

Jusqu'à midi, les nouveaux étudiants n'ont cessé d'affluer dans les locaux de la Cité, où ils devaient profiter des conférences sur les cursus d'études et les mécanismes d'orientation universitaire, des rencontres directes et des entretiens directs avec des enseignants conseillers en la matière, à même de discuter des offres de formation et de leurs débouchés professionnels. Dans un autre pavillon, un salon est dédié aux universités, aux services universitaires, à l'enseignement supérieur militaire et à la formation professionnelle.

Nadia Lahyani, directrice de l'Institut supérieur des études appliquées en humanités de Zaghouan, elle aussi, est venue donner conseils et recommandations. Entourée d'une dizaine d'élèves aux profils différents, Nadia répond, volontiers, à toutes leurs questions. « J'essaie de leur prodiguer tout ce dont ils ont besoin, en guise d'informations et de renseignements sur les choix à faire, à même d'éclairer leur lanterne sur certains aspects de l'opération d'orientation.

Et comme chacun a sa propre personnalité et le profil qui lui convient, on tente, autant que possible, de l'orienter, sans pour autant se mettre à sa place pour décider ou choisir », nous indique, d'un air fier et souriant.

Chaque année, ces journées se veulent un sésame pour un nouveau cycle d'enseignement dont le cursus donnera un avant-goût de la vie active. Elles offrent l'opportunité de se démarquer et se lancer dans une formation académique poussée, avant d'entamer, ultérieurement, une carrière professionnelle. « L'essentiel est d'opter pour une filière à forte employabilité, et qui convient le mieux à son profil et à ses compétences », résume-t-elle.

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