Madagascar: Hécatombe à l'HJRA - Le bilan s'alourdit à 31 !

Deux décès en deux jours. L'anniversaire noir d'Ambohimalaza continue de faire des ravages. Jeudi, une jeune femme, Nombana, 17 ans, qui devait passer l'examen du baccalauréat la semaine prochaine, a rendu son dernier souffle après une lutte désepérée de trois semaines pour rester en vie. Elle venait de perdre son frère, il y a quelques jours, dont le décès est toujours lié à cette fameuse fête. Hier, un autre jeune homme, de son prénom Antsa, a péri à l'Hjra. Une série noire qui remonte le chiffre des décès à 31. Botulisme ou empoisonnement ?

Le public, avec la contre-enquête balancée par les médias français, commence à croire au botulisme comme cause des décès. Le gouvernement, quant à lui, campe sur la thèse de l'empoisonnement. En tout cas, cette mort en série semble expliquer que les médecins sont totalement dépassés par la situation. L'intervention de l'organisation mondiale de la santé est vivement attendue actuellement pour secourir les malades restants.

Si c'est le cas du botulisme, l'OMS serait la seule organisation qui pourrait importer du sérum antibotulique. Mais là, tout est encore flou entre empoisonnement et botulisme, en défaveur des malades qui risquent leur vie, de jour comme de nuit. Les scènes écoeurantes se succèdent à l'Hjra avec les familles dévastées par la situation qui viennent récupérer les corps sans vie.

Du côté judiciaire, les familles des victimes ont décidé de porter plainte contre Fenohasina (celle qui a fêté l'anniversaire) et sa mère. Une poursuite s'ajoutant à celle du ministère public qui a ouvert une enquête sur l'affaire en faveur de l'intérêt public. Toujours dans ce chapitre, un pasteur a été interrogé par le parquet à la suite de sa publication sur l'existence d'un « sugar daddy » derrière Fenohasina. Sans tarder, il a été poursuivi de diffamation et d'atteinte à la sûreté nationale.

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Mais après un effacement de sa publication facebook et une excuse publique, il a finalement été relâché. Devenue une affaire nationale, l'hécatombe de l'anniversaire noir retient l'opinion publique qui semble, de jour en jour, réclamer des vérités : le mobile du crime et la nature de la substance toxique.

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