A coup de renforts pour blinder certains postes et en doubler d'autres, le ST a mis les petits plats dans les grands.
Pour bien attaquer la saison qui débute par un match barrage décisif face à l'USM pour passer en finale de supercoupe, le Stade Tunisien a mis tous les atouts de son côté. Depuis quelque temps, méthodiquement, doucement mais sûrement, les contours de l'équipe se dessinent avec déjà un avant-goût qui pencherait vers un style offensif, en attendant que la magie opère, en clair que la finition, cet ingrédient indispensable à la recette, apporte cette touche d'intensité qui a manqué la saison passée.
A cet effet, il convient de rappeler qu'en football, la victoire est l'objectif ultime. Et la saison écoulée, à plusieurs reprises, les lacunes stadistes se sont traduites par une activité offensive certes réjouissante, mais sevrée quelque peu de réussite.
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En clair, le talent, l'intensité et la projection-éclair ne suffisent pas pour systématiquement faire la différence. Plus encore, si depuis plus de deux ans au Stade, les bases d'un jeu d'effort ont été posées, la saison passée, ce football offensif et intense, prôné par Kanzari puis par Khatoui, s'est exprimé au détriment de la défense parfois. Bref, conquérir et séduire par un jeu basé sur la possession, léché et dense, c'est enivrant pour les fans.
Mais au final, ces derniers, comme les supporters de tous bords, préfèrent un football qui gagne. Ce faisant, en attendant la rentrée officielle face aux Bleus, le Stade a disputé jusque-là deux matchs amicaux, face à l'ESS et récemment au Chedly Zoutien en croisant le promu marsois. La revue d'effectif face aux banlieusards du nord a été remportée par les Bardolais (2-1) grâce à un doublé de Mohamed Amine Khemissi, transfuge de la JS Manouba.
Hiérarchie implicite, maisnon établie
Sur ce, volet mouvements stadistes et contours du groupe, après les départs de quatre défenseurs, Klousseh Agbozo, Ibrahima Djite, Nidhal Laifi et Ousmane Ouattara (ce dernier pouvant avancer d'un cran), deux milieux, Skander Chihi et Ghazi Ayadi et probablement l'attaquant Sadok Kadida annoncé en Egypte, le Stade n'a pas lésiné sur les moyens pour remplir les blancs au niveau des trois lignes de jeu.
Bien entendu, c'est en accord avec les préférences du coach et le style de jeu souhaité que les joueurs ont été recrutés. Et là déjà, l'on note que le tour de force effectué amorce un virage puisqu'il marque une rupture avec le Stade de la saison écoulée. Tentative de décryptage : dans les buts, avec un ballottage favorable à Farhati, Dkhlili a cependant l'intention de s'accrocher.
Pour le quatuor défensif à présent, le Stade dispose de deux latéraux droits Wael Ouerghemi et Hedi Khalfa, ainsi que de quatre axiaux, Marouen Sahraoui, Skander Sghaier, Mounir Jelassi et Adem Arous. De quoi satisfaire Chokri Khatoui qui ne peut que se réjouir de cette concurrence que l'on espère source de saine émulation, même si en revanche, sur le flanc gauche, Yassine Mizouni, semble jusque-là sans «rival».
Plus haut au milieu, avec le retour de l'expérimenté Elyès Jelassi, le ST peut toujours compter sur les pistons que sont Rayan Smaali, Amath Ndaw, Yussuf Touré et Firas Sfaxi qui constitue, quant à lui, l'atout jeunesse de l'entrejeu. Au front enfin, en s'appuyant sur les joueurs déjà en place, le Stade a récupéré six attaquants.
Aux avant-postes donc, Khatoui dispose des ailiers gauches, Sajed Ferchichi, Moncef Gharbi, Firas Aifia, Abderrahmene Hanchi et Mohamed Amine Khemissi qui monte en gamme. Sur le couloir opposé, Youssef Saafi et Khalil Ayari sont toujours là, alors qu'en pointe, avec Nacef Atoui et le jeune Najd Dabbebi, Hosni Guezmir, Amir Jaouadi et Ahmed Béji tenteront de se frayer un chemin et de bousculer cette hiérarchie implicite mais non encore établie.