En Angola, la journée de ce samedi 19 juillet s'est encore déroulée sous le signe des manifestations et arrestations à Luanda. En cause : la hausse des prix à la pompe qui s'est répercutée sur le prix des transports en commun, ainsi qu'un ras le bol des populations d'un pays pétrolier qui peine à diversifier son économie et à donner des opportunités à sa jeunesse.
L'augmentation du prix des trajets quotidiens est venue s'ajouter à la facture des Angolais. Dans ce pays producteur de pétrole et où les deux tiers des recettes fiscales proviennent du secteur des hydrocarbures, difficile de voir encore s'alourdir la note à la pompe ainsi que dans les transports en commun, d'autant que le pouvoir d'achat des populations est déjà bien rogné par l'inflation.
L'inflation en effet reste « reste élevée » en Angola, souligne le Fonds monétaire international, qui explique cette situation par la dépréciation du taux de change et les mesures de substitution aux importations qui ont restreint l'approvisionnement alimentaire. Les finances publiques sont également très contraintes par le remboursement des emprunts, qui représente environ la moitié des dépenses budgétaires.
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L'État tente de diversifier son économie avec des mesures pour le développement agricole qui, cependant, est très vulnérable au dérèglement climatique. Il a également fait le pari, récemment, de développer son secteur touristique, mais les retombées ne sont pas encore au rendez-vous pour la majorité des Angolais qui subissent, de plein fouet, les inégalités. En 2023, 1% des plus riches concentraient plus d'un quart des revenus du pays.