Le ministère des Affaires étrangères a publié ce samedi une déclaration exprimant son rejet des fondements sur lesquels repose la décision du Conseil de l'Union européenne, notamment en ce qui concerne l'assimilation des forces armées soudanaises à des groupes rebelles armés illégaux, qui ont imposé des mesures restrictives à un certain nombre d'individus et d'institutions nationales soudanaises.
Le ministère des Affaires étrangères a souligné dans son communiqué que cette approche n'est pas fondée sur des normes juridiques équitables, car une institution nationale qui joue son rôle de protection de la souveraineté nationale et de maintien de la sécurité, conformément à la constitution et au droit international, ne peut être comparée à une milice rebelle.
Le Bureau du porte-parole et département des médias a souligné dans son communiqué de presse qu'en réponse à la décision n° 1583/2025 (PESC) du Conseil européen du 18 juillet 2025, qui a imposé des mesures restrictives à un certain nombre de personnes et d'institutions nationales soudanaises, le ministère des Affaires étrangères exprime son rejet des fondements sur lesquels cette décision a été fondée, notamment en ce qui concerne l'assimilation des forces armées soudanaises à des milices qui se sont rebellées contre l'État et ont commis des violations graves documentées, notamment des déplacements forcés, des violences sexuelles et des nettoyages ethniques, comme l'indiquent des rapports nationaux indépendants et des Nations Unies.
Le ministère regrette que cette décision intervienne à un moment où le Soudan et l'Union européenne entament une phase d'engagement positif. Le ministère souligne que l'engagement constructif et la prise en compte des complexités que de telles décisions peuvent engendrer sont les chemins les plus courts pour parvenir à des accords communs qui permettent d'assurer la paix et la stabilité dans le pays.
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À cet égard, le ministère des Affaires étrangères affirme l'engagement du gouvernement soudanais à s'acquitter de ses responsabilités nationales en matière de protection des civils, de respect de l'état de droit et de lutte contre les menaces à la sécurité dans le cadre de son engagement envers le droit international et le droit international humanitaire. Elle appelle l'Union européenne à soutenir les institutions légitimes existantes et à adopter une approche plus équilibrée qui tienne compte des spécificités de la situation nationale.
Enfin, le Ministère réitère l'aspiration du Soudan à renforcer ses partenariats internationaux dans le cadre du respect de la souveraineté nationale et de l'action commune en faveur de la paix, de la stabilité et du développement.