Algérie: Abdelmadjid Tebboune contre une ingérence pour libérer Mohammed Bazoum

Abdelmadjid Tebboune président d'Algérie
21 Juillet 2025

Lors d'une récente interview télévisée, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a révélé que son pays est contre une ingérence au Niger qui permettrait de libérer l'ancien président déchu, Mohammed Bazoum.

La chute de Mohammed Bazoum, ancien président du Niger (2021-2023), remonte au 26 juillet 2023 lors du coup d'État militaire conduit par le chef de sa garde présidentielle, le Général Abdourahamane Tiani.

Au lendemain de ce putsch, des tractations ont très vite fait du bruit puisque le président déchu a été retenu prisonnier par la junte, et ce, jusqu'aujourd'hui.  Parmi ces tractations, c'est la France qui avait été sollicitée pour une intervention militaire, selon certains médias internationaux. Mais sans suite.   Dans une interview télévisée il y a quelques jours, c'est le président algérien Abdelmadjid Tebboune qui s'est prononcé au sujet de Mohammed Bazoum.

En effet, le chef de l'État algérien s'est opposé à l'idée du plan français formulé aux premières heures de la chute de Bazoum. Ce plan, qui est en réalité une intervention militaire au Niger pour libérer le dirigeant déchu, semble être aux antipodes de la politique étrangère de Tebboune.  « Il y a eu une offre, mais nous avons refusé. Notre refus a conduit à l'annulation de toute l'opération », a affirmé Abdelmadjid Tebboune, sans toutefois donner des précisions sur les auteurs du plan.

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Si l'on s'en tient à ce refus du président algérien, il faut souligner que la posture s'inscrit dans une volonté de respecter le droit international sur le principe de non-ingérence édicté à l'article 2, paragraphe 7 de la Charte des Nations Unies (ONU) :

« Aucune disposition de la présente Charte n'autorise les Nations unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un État ni n'oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte ».

À l'exception, une intervention peut se faire uniquement à la demande de l'État lui-même, ou par l'autorisation du Conseil de sécurité de l'ONU en cas de menace de la paix mondiale ou de crise humanitaire grave.

Cependant, rappelons que Mohammed Bazoum avait été élu président du Niger le 21 février 2021. Son mandat n'a duré que 2 ans, et cela fait exactement 2 ans qu'il est le prisonnier de ses putschistes.

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