Madagascar: Anniversaire noir - Le ministre de la Justice réclame l'accélération des enquêtes

Le ministre de la Justice hausse le ton dans l'affaire d'Ambohimalaza. Il exige des avancées rapides et l'audition de tous les témoins clés.

Le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Benjamin Alexis Rakotomandimby, s'est exprimé publiquement pour la première fois sur l'affaire survenue à Ambohimalaza, où une trentaine de personnes ont perdu la vie après avoir consommé un repas lors d'une fête d'anniversaire.

Plus d'un mois après les faits, plusieurs suspects ont été placés sous mandat de dépôt à la prison d'Antanimora, mais l'enquête se poursuit. Lors d'une intervention diffusée samedi sur la chaîne nationale TVM, le ministre a affirmé avoir donné des instructions au procureur général près le Tribunal de première instance d'Antananarivo afin d'accélérer le traitement du dossier.

« J'ai donné des consignes pour que l'enquête avance rapidement et que l'affaire soit traitée dans les meilleurs délais par la Cour criminelle ordinaire », a-t-il déclaré.

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Dans le cadre du renforcement de la procédure, les autorités judiciaires ont décidé de procéder à l'audition d'autres personnes présentes lors de la fête, notamment l'organisatrice de la soirée et certains membres de sa famille, qui n'auraient pas encore été entendus. Cette décision fait suite à des plaintes déposées par les proches des victimes.

Une demande de transparence

Certains témoins figurent parmi les rares survivants conscients, tandis que d'autres participants sont toujours hospitalisés en soins intensifs au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHUJRA). Leurs témoignages pourraient apporter de nouveaux éléments essentiels à l'enquête.

Cette déclaration intervient dans un contexte de forte pression de l'opinion publique, ainsi que de nombreux appels de la société civile et des acteurs politiques. Tous réclament la vérité sur les circonstances du drame, ainsi qu'une clarification sur la nature exacte de la substance suspectée.

Réagissant aux rumeurs selon lesquelles certaines personnes présentes à la fête, notamment l'organisatrice, bénéficieraient d'une forme de protection, le ministre a été catégorique : « L'État ne protège personne dans cette affaire », a-t-il affirmé, avant d'ajouter : « Toutes les personnes en lien avec les faits seront entendues, conformément aux besoins de l'enquête. »

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