Ile Maurice: Le rapport accable le personnel de L'Oiseau du paradis

Le rapport du comité d'enquête sur la fugue de trois mineurs hébergés au shelter L'Oiseau du Paradis, à Cap Malheureux, révèle de graves manquements dans la prise en charge des enfants. Présenté vendredi au Conseil des ministres, le document pointe notamment une négligence présumée du personnel, une surveillance insuffisante ainsi que l'absence de dispositifs de sécurité adaptés.

Les faits remontent au 1eᣴ juin, lorsque trois enfants ont quitté le centre sans autorisation. Retrouvés quelques heures plus tard à Camp-Gervaise, deux d'entre eux présentaient des signes de désorientation. Ils ont été admis à l'hôpital sir Seewoosagur Ramgoolam National, à Pamplemousses, où des tests ont confirmé la présence de cannabis dans leur organisme.

Face à la gravité de l'incident - dans un contexte où des signalements antérieurs visaient déjà cet établissement -, le ministère de l'Égalité des genres et du bien-être de la famille a institué, dès le 3 juin, un comité d'enquête interne présidé par le secrétaire permanent. Ce comité a procédé à l'audition du personnel soignant, des agents de coordination, des enfants ainsi que du personnel administratif et technique. Le rapport final a été remis le 11 juillet.

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Dans un souci de protection des mineurs et d'impartialité de l'enquête, six employés ont été suspendus dès les premières heures, en concertation avec le National Children's Council (NCC). Le rapport sera désormais soumis au conseil d'administration du NCC, qui décidera des suites à donner, tant sur le plan disciplinaire que structurel. Le ministère affirme vouloir tirer toutes les leçons de cet épisode en renforçant les mécanismes de protection de l'enfance et en réformant durablement les pratiques d'accueil au sein des shelters.

Quant au shelter L'Oiseau du Paradis, il reste fermé jusqu'à nouvel ordre. Sa rénovation est envisagée en parallèle des réformes attendues.

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