Les demandes d'évacuation sanitaire des proches des victimes de la suspicion d'empoisonnement risquent de ne pas être satisfaites. L'état de santé de la majorité des patients s'améliorerait.
L'évacuation sanitaire n'est pas envisagée pour les victimes de la suspicion d'empoisonnement survenue au mois de juin. « L'état de santé des victimes s'améliore, en général. Les malades commencent à sortir de l'hôpital », a indiqué une source au sein du ministère de la Santé publique, ayant requis l'anonymat, hier.
Certaines familles des victimes ont réclamé une évacuation sanitaire, craignant que leurs proches ne décèdent les uns après les autres. Elles affirment que les dernières personnes décédées avaient pourtant montré des signes d'amélioration avant leur mort. « Les victimes récemment décédées faisaient partie des patients en état critique », précise un médecin.
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Le ministre de la Santé publique, le professeur Zely Randriamanantany, qui s'est rendu au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona, dans la soirée de samedi, où sont hospitalisées la plupart des victimes de cet empoisonnement, a été filmé en train d'échanger avec ces patients et leur garde. L'un des patients affichait un sourire. Ne pouvant pas encore parler, certains malades communiquent encore à l'aide de tablettes.
Kinésithérapie
Les images montrent également plusieurs patients sans assistance respiratoire, dont certains suivent des séances de kinésithérapie respiratoire à l'aide de bouteilles d'eau minérale et de pipettes. « Ils ne sont plus sous oxygène. La plupart respirent désormais sans aide, et les trachéotomies ont été retirées. Un seul patient reste en état critique », précise la même source.
Sur les neuf patients encore hospitalisés, huit présentent des signes d'amélioration. « Globalement, ils ont surtout besoin d'un accompagnement psychologique et de séances de kinésithérapie », explique un médecin du service de réanimation médicale.
Parmi les cinquante-deux victimes de cet empoisonnement, seize ont déjà pu regagner leur domicile. L'une d'elles est sortie récemment. À l'hôpital militaire de Soavinandriana, l'une des deux patientes hospitalisées est rentrée chez elle le 15 juillet, tandis que la seconde est en phase de rémission.
Lors de sa visite, le ministre a souligné que l'empoisonnement reste la cause principale suspectée. « Le botulisme, par exemple, n'entraîne ni trouble hépatique, ni insuffisance rénale, ni tachycardie, ni instabilité de la tension artérielle. Pourtant, la majorité des patients présentent ces symptômes »,
a-t-il déclaré devant quelques médias autorisés à filmer sa visite. Des familles de victimes ont affirmé que leurs enfants souffraient de fortes variations de tension artérielle, notamment les victimes décédées la semaine dernière.
Les prélèvements effectués sur les malades auraient été envoyés dans deux laboratoires d'analyse. Les résultats, selon le professeur Zely Randriamanantany, auraient été directement transmis au tribunal. Le nom de la substance identifiée n'a cependant pas encore été communiqué, pour « secret d'instruction ».