Sénégal: Barthelemy Dias face à la presse - Coalition annoncée, Révocation contestée

22 Juillet 2025

Une nouvelle coalition se profile à l'horizon de l'opposition sénégalaise. À l'initiative de Barthélémy Toye Dias, ancien maire de Dakar, ce front se veut large, inclusif, et résolument en rupture avec ce que son initiateur dénonce comme une dérive autoritaire du régime en place. Lors d'une conférence de presse tenue lundi 21 juillet, le leader du mouvement Sénégal Bi Ñu Bokk a donné le ton d'un combat politique aux accents de résistance démocratique.

L'opposition sénégalaise scène pourrait enregistrer dans les tout prochains jours, la naissance d'une nouvelle coalition en plus du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) qui regroupe actuellement une dizaine de formations politiques.

En effet, en conférence de presse hier, lundi 21 juillet, l'ancien maire de Dakar et leader du mouvement Sénégal Bi Ñu Bokk, Barthélémy Toye Dias a annoncé la création prochaine d'une vaste coalition, regroupant des acteurs politiques, des membres de la société civile, des activistes et des lanceurs d'alerte pour faire face dit-il, à l'actuel régime qu'il juge « dictatorial ».

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« Il y a une nécessité de mettre en place une vaste coalition d'acteurs politiques, de la société civile, d'activistes et de lanceurs d'alerte. Il est temps de se mobiliser, il est temps de manifester, il est temps de faire face à ceux qui ont des penchants qui relèvent d'une pensée dictatoriale. Qu'ils comprennent définitivement qu'ils n'impressionnent personne dans ce pays et qu'ils ont intérêt à revenir à la raison parce que ce qui se passe, nous ne l'accepterons plus », a lancé l'ancien maire de Dakar.

A l'entame de son intervention, l'ancien bras droit du président du mouvement Taxawu Sénégal, Khalifa Ababacar Sall par ailleurs ancien maire de Dakar lui-aussi, a dénoncé des manoeuvres de sabotage silencieux menées, selon lui contre les acteurs de l'opposition. Il a évoqué des « pressions invisibles mais manifestes » exercée sur les hôtels pour les amener à refuser d'accueillir des rencontres de leaders de l'opposition. « On leur a demandé de ne plus nous louer de salle pour tenir nos rencontres. Je ne suis pas le seul dans cette situation. Beaucoup de leaders politiques de l'opposition vivent la même chose », a déclaré Barthelemy Dias avant de lancer à l'endroit du président de la République, « je lui rappelle qu'on était ensemble et qu'on était victimes du même traitement. Il ne doit plus l'accepter. On ne doit pas nous interdire l'accès aux salles de plusieurs hôtels simplement parce que nous sommes dans l'opposition ».

Ces entraves à la liberté d'organisation, que Barthélémy Dias dénonce comme une stratégie de musellement, prennent une tournure particulière qui lui ont rappelé un passé partagé. S'adressant directement au président Diomaye Faye, il dit : « On était ensemble, et on a subi les mêmes injustices »,

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