- Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et le président béninois Patrice Talon se sont engagés à prendre des mesures concrètes dans les prochains jours pour revitaliser l'UEMOA.
- M. Faye a déclaré que l'Union "traverse une situation quelque peu difficile" et a insisté sur l'urgence de résoudre les tensions actuelles.
- L'UEMOA, qui comprend huit pays partageant le franc CFA, a été mise sous pression à la suite des retombées politiques et diplomatiques dans la région.
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et le président béninois Patrice Talon se sont engagés à prendre des mesures concrètes dans les prochains jours pour revitaliser l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). L'annonce a été faite à l'issue d'une réunion bilatérale qui s'est tenue à Cotonou, au Bénin.
M. Faye a déclaré que l'Union "traverse une situation quelque peu difficile" et a souligné l'urgence de remédier aux tensions actuelles. L'UEMOA, qui comprend huit pays partageant le franc CFA, a été mise sous pression à la suite de retombées politiques et diplomatiques dans la région.
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Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, désormais regroupés au sein de l'Alliance des États du Sahel, ont quitté la CEDEAO et envisageraient de lancer une nouvelle monnaie. Les trois pays ont quitté la session ministérielle de l'UEMOA le 11 juillet en raison de différends concernant la présidence tournante, ce qui a encore accentué les dissensions régionales.
Les présidents ont déclaré qu'ils rallieraient les autres dirigeants de l'UEMOA pour rétablir la dynamique et la cohérence institutionnelle au sein de l'Union.
Points clés à retenir
Le bloc de l'UEMOA traverse sa plus grave épreuve depuis sa création. La sortie du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO et de l'UEMOA n'est pas seulement le signe d'un réalignement géopolitique, mais aussi d'une fragmentation économique. Leur pivot vers une monnaie souveraine remet en question le cadre commun du franc CFA, qui a sous-tendu la stabilité monétaire de l'UEMOA. Une union fracturée risque d'affaiblir les flux commerciaux, les investissements transfrontaliers et les plans d'infrastructure régionaux, éléments essentiels de l'intégration économique.
En tant que médiateur, le rôle du président Faye est essentiel. En parvenant à surmonter ces divisions, il pourrait préserver l'intégrité de l'UEMOA et restaurer la confiance des investisseurs. Un échec pourrait conduire à un bloc monétaire parallèle au Sahel, obligeant le reste de l'Afrique de l'Ouest à repenser l'avenir de l'union économique.